Huilerie Emile Noël vise 50 M€ de CA dans dix ans

La PME gardoise (siège social et deux sites de production à Pont-Saint-Esprit), spécialisée dans la fabrication d’huiles végétales biologiques, vise 50 M€ de CA à l’horizon 2025, au lieu de 24,6 M€ en 2013. « Le CA a doublé en dix ans, et l’objectif est qu’il double à nouveau d’ici à 2025, indique le David Garnier, DG, qui incarne la quatrième génération. Les gens consomment de plus en plus bio. Ils font de plus en plus attention à la qualité et à la sécurité des produits achetés. » La PME ne se contente pas d’être portée par cette vague. Pour maintenir une croissance annuelle moyenne comprise « entre 5 % et 7 % depuis dix ans » (+ 11 % en 2013), l’huilerie gardoise vient de recruter deux cadres marketing pour booster les branches internationales et cosmétiques. Côté innovation, un laboratoire interne élabore 15 nouveaux produits chaque année, et mise notamment sur le segment ‘sans gluten’. A l’avenir, l’international fait figure de principal levier de croissance. « Dans dix ans, l’export devrait peser la moitié de l’activité, au lieu de 23 % en 2013 », résume David Garnier. L’huilerie Emile Noël se développe ainsi depuis deux ans au Canada (présence dans 2 000 points de vente via un importateur) et aux Etats-Unis, où une filiale a été créée à New-York.
Partenariat au Mali
En matière de bio équitable, la PME fut avant-gardiste : depuis vingt ans, elle travaille avec 10 000 agriculteurs maliens (1 500 tonnes de graines de sésame, baobab et karité achetées chaque année), « en leur assurant un préfinancement, un prix minimum et en les formant en France (ordinateurs, GPS pour géolocaliser les parcelles...). » Ce codéveloppement se traduit par la création d’une vingtaine de pépinières, contribuant à la lutte contre la déforestation, et d’une toute nouvelle structure, Fondation Emile Noël Mali. En France, Emile Noël travaille avec 250 producteurs de tournesol biologique de la Vallée du Rhône et du Centre et mise sur des filières plus émergentes – chanvre et cameline, faisant l’objet d’un programme de soutien bio-solidaire.
Les revenus du groupe se répartissent entre cette partie alimentaire (marque Emile Noël, 70 %), une branche cosmétique, Emma Noël (savons liquides, gels douche, baume au karité, ..., 15 %) et une activité de fournisseur de matières premières pour l’industrie cosmétique et alimentaire (vente en vrac des huiles, 15 %).










