Hemeria lance Angels, le « 1er nanosatellite industriel français »
C’est un lancement qui était attendu depuis de nombreux mois. La société toulousaine Hemeria - née en juillet dernier de la volonté du groupe Nexeya de se recentrer sur ses activités spatiales – va mettre en orbite le 17 décembre le « premier nanosatellite industriel français ». Baptisé Angels, cet engin de 27 kg, conçu conjointement avec le Centre national d’études spatiales (Cnes), sera lancé par Soyouz depuis le Centre spatial guyanais. Il embarquera à son bord l’instrument Argos Neo miniaturisé, « dix fois plus petit que le dispositif équivalent de la génération précédente, qui recueille et localise les signaux et messages de faible puissance des 20 000 balises Argos actuellement en service autour du globe », explique la société, dont les locaux toulousains ont accueilli la conception, l’assemblage et le test du nanosatellite (investissement : environ 10 M€), précurseur de la future constellation Kinéis. Hemeria emploie 190 salariés et enregistre 35 M€ de CA.
Ce lancement sera également l’occasion pour Soyouz de mettre en orbite le nanosatellite CubeSat 3U EyeSat, opéré par la société U-Space (9 salariés), spin-off de l’Isae-Supaéro* fondée début 2018 par Fabien Apper, Antoine Ressouche et Nicolas Hulmeau. Un projet dont la maîtrise d’œuvre est assurée par le Cnes. U-Space, hébergée au sein de l’accélérateur District d’Aerospace Valley, à Toulouse, prévoit six recrutements l’an prochain.
* Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace, à Toulouse : 100 enseignants et chercheurs, 1 800 professeurs vacataires, 1 700 étudiants, 650 diplômés par an.










