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Tarn-et-Garonne
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Energies
| 11/09/2020

Grand carénage de Golfech : des marchés à saisir pour les entreprises régionales

La centrale nucléaire de Golfech, en Tarn-et-Garonne, s’apprête à subir un lifting à un milliard d'euros. Intitulé « grand carénage », ce programme industriel sur cinq ans répond à quatre enjeux : la maintenance et les investissements réguliers (100 M€ par an), les travaux de sécurisation consécutifs à l’accident nucléaire de Fukushima en 2011, les modifications liées à la révision décennale, et les investissements visant à prolonger la durée de vie de la centrale de 40 à 60 ans afin que les deux réacteurs, mis en service en 1991 et 1994, soient opérationnels jusqu’en 2052. La centrale de Golfech - qui génère actuellement 917 emplois directs, 418 emplois indirects, et 2839 emplois induits - produit environ la moitié de l'énergie consommée en Occitanie.

Trois millions d’heures de travail

EDF et les acteurs économiques (CCI, Ad'Occ, Pôle emploi...) d'Occitanie et du Lot-et-Garonne, dont la centrale est voisine de quelques kilomètres, souhaitent faire intervenir des entreprises locales afin que 30 % des budgets investis dans ce grand projet bénéficient au territoire. Le chantier, qui se tiendra jusqu’en 2025, représentera plus de trois millions d’heures de travail et fera intervenir jusqu’à 2 300 personnes à chaque phase. Parmi les chantiers majeurs : la modernisation des salles de commande et du contrôle commande, le remplacement des pôles transformateur, ou encore la maintenance sur la turbine et le rotor de l’alternateur. « Il y a de nouveaux marchés à saisir », indique Catherine Maire, conseillère entreprise à la CCI du Tarn-et-Garonne. EDF, qui lance actuellement des appels d’offres, recherche en effet de multiples compétences dans la métallurgie, l’électromécanique, la logistique ou encore le génie civil.

La sous-traitance comme « tremplin »

« Nous cherchons des professionnels aguerris qui possèdent également des compétences spécifiques au nucléaire, notamment la sûreté », prévient Christian Julien, responsable politique industrielle et ancrage territorial chez EDF. Pour accéder aux chantiers nucléaires, il conseille aux entreprises de démarrer en tant que sous-traitant de 2e rang, c’est-à-dire d’être prestataire pour les entreprises qui travaillent en direct avec EDF. « C’est un tremplin, explique Christian Julien. Rentrer par la sous-traitance peut permettre à terme de devenir donneur d’ordre de rang 1 pour les futurs contrats de maintenance. » Les entreprises nationales qui travaillent sur la centrale cherchent d’ailleurs des prestataires. Par exemple, Spie envisage de sous-traiter 40 % des activités de tuyauterie et soudage (soit 18 400 h de travail) et Nuvia France des missions de logistique (6 000 h) et de serrurerie (5000 h). Quant à Omexom Bordeaux, elle prévoit de déléguer 30 % de l’activité de tirage de câbles, faisant intervenir huit personnes.
Pour faciliter la rencontre entre les donneurs d’ordres et les sous-traitants locaux intéressés, une « journée business » est organisée le 24 septembre à la salle des fêtes de Golfech, par EDF, les CCI du Tarn-et-Garonne, de Haute-Garonne et du Lot-et-Garonne et la Direccte Occitanie.

Bérengère Bosi
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