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Haute-Garonne
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Biotechs - Santé
| 24/04/2024

Genoskin prépare une levée de 8 M€ et projette de déménager

© Genoskin

La société toulousaine Genoskin, qui produit et commercialise des kits prêts à l’emploi de modèles de peau humaine pour la cosmétique, la recherche et la pharmacie, souhaite lever « 8 M€, dont 5 M€ en capital, d’ici à la fin de l’année », annonce à La Lettre M Pascal Descargues, président. « Notre objectif est d’enregistrer 15 M€ de chiffre d’affaires en 2027, contre 5,6 M€ l’an dernier et 7 M€ projetés cette année », précise le dirigeant de la société de 40 salariés, qui envisage par ailleurs de déménager ses locaux toulousains. « Présents au sein du centre Pierre Potier depuis une dizaine d’années, nous recherchons à proximité une surface de 1 000 à 1 500 m2 en vue de faire grandir nos équipes », explique Pascal Descargues.

Un virage stratégique
Historiquement positionnée sur le développement et la vente de kits de modèles de peau humaine permettant de tester des produits cosmétiques ou des médicaments sans l'intervention d'animaux, l’entreprise haut-garonnaise fondée en 2011 a négocié il y a quelques années un virage stratégique en proposant aux industriels de tester elle-même leurs produits au sein de ses laboratoires. « Cela représente désormais 70 % de notre chiffre d’affaires global », assure le dirigeant, qui y voit un moyen « de lisser et d’équilibrer » ses activités tout en « gagnant du temps ». Son prochain défi ? Développer des solutions basées sur l’intelligence artificielle en vue de valoriser les importants flux de données qu’elle génère. « Nous voulons devenir un peu plus “tech” que “bio” », résume d'une formule Pascal Descargues, qui envisage le recrutement de six Data Scientists à Toulouse.

Entre Toulouse et les États-Unis
Genoskin, dont les deux tiers des effectifs sont actuellement basés dans la Ville rose, est également implantée depuis 2018 à proximité de Boston, aux États-Unis. « Treize personnes y travaillent, au sein d'un laboratoire et d'une plateforme commerciale ; c’est sur ce marché que se réalisent aujourd’hui 60 % de nos revenus »indique Pascal Descargues. Mais si l’essentiel de son marché se trouve sur le continent américain, l’entreprise haut-garonnaise souhaite consolider ses bases historiques en emménageant, « idéalement dans les douze mois à venir, dans un nouveau site à proximité de notre siège toulousain actuel », précise Pascal Descargues, qui privilégie pour l’heure l’option locative. Une entité qui pourrait accueillir jusqu'à 70 salariés à horizon 2027.

Une première levée de fonds
En croissance annuelle moyenne de 30 % au cours des cinq derniers exercices, la société voit grand. Son cap ? Quasiment tripler son chiffre d’affaires entre 2023 et 2027 pour atteindre 15 M€. Dans ce but, elle envisage un premier tour de table financier de 8 M€ cette année. Un exercice difficile dans le contexte actuel ? « Disons que cela prend du temps…, sourit le dirigeant. Mais nous avons en main un dossier qui peut rassurer car nous générons du chiffre d’affaires et sommes en croissance régulière. Pour cette première levée, nous visons en priorité des fonds régionaux et nationaux afin de renforcer nos bases. » Avant, pourquoi pas, d’aller chercher dans quelques années des fonds étrangers, notamment américains. « Nous ne nous interdisons rien », glisse Pascal Descargues.

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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