Gard rhodanien : quel espoir pour la ligne ferroviaire Rive droite ?
La potentielle réouverture de la ligne ferroviaire Rive droite du Rhône (Pont-Saint-Esprit / Nîmes), fermée depuis 1973, était au cœur des échanges lors de la conférence de presse donnée le 18 juillet à Bagnols-sur-Cèze, à l’occasion de la visite de Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, dans le Gard rhodanien. Elle fait partie des six lignes prioritaires identifiées lors des États généraux du rail de l’intermodalité en 2016. « Ce projet ne présente pas de difficulté technique, indique Carole Delga. Potentiellement, il pourrait voir le jour d’ici à 2022 », pour peu que l’État donne son feu vert. « Il n’y a pas de fin de non-recevoir de la part du gouvernement », souligne la présidente de Région, qui estime en revanche que la SNCF, de son côté, n’a pas la volonté de rouvrir cette ligne. « Selon la SNCF, le budget nécessaire pour rouvrir la ligne serait compris entre 84 et 109 M€. C’est surestimé d’au moins 20 %. » Aussi, la Région a commandé une autre étude indépendante pour évaluer les coûts. Une concertation publique portant sur ce dossier sera lancée cet automne. En attendant, la ligne sera exceptionnellement rouverte aux trains régionaux, à partir de Nîmes et de Pont-Saint-Esprit/Bagnols-sur-Cèze jusqu’à Remoulins, le 23 juillet afin de permettre au plus grand nombre d’assister à la 16e étape du Tour de France. 1 900 billets à 1 € seront mis en vente par la Région.
La ligne Rive droite du Rhône représente 83 km en double voie électrifiée, 11 gares ou anciennes gares, 8,5 allers-retours par jour dont sept entre Pont-Saint-Esprit et Nîmes et un allant jusqu'à Avignon et un trajet simple Nîmes-Avignon centre. Le nombre de voyageurs annuels empruntant cette ligne (si elle venait à être rouverte) est estimé à 200 000.










