Flash Therapeutics reçoit 1,5 M€ pour financer ses recherches contre la Covid-19
La société toulousaine de thérapie génique Flash Therapeutics reçoit une aide d’1,5 M€ dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) « Capacity building », afin de financer son projet de recherche d'un nouveau vaccin à ARN (acide ribonucléique) contre la Covid-19 (budget global de 2 M€). À la différence des vaccins à ARN déjà présents sur le marché, les ARN de Flash Therapeutics ne sont pas produits chimiquement, mais par une méthode de bioproduction. « Dans cette approche, l’ARN est directement produit par des cellules humaines en laboratoire », explique Flash Therapeutics. L’ARN est ensuite encapsidé (enveloppé) dans des particules lentivirales, que l’entreprise appelle LentiFlash. « Ces particules chargées d’ARNm (ARN messager, NDLR) ont déjà démontré leur capacité à déclencher une réponse anticorps chez l’animal dans le cadre de vaccins anti-tumoraux chez la souris, avec de faibles doses suffisantes pour obtenir cette réponse anticorps », indique la société toulousaine.
Dans le cadre de son projet PGE, Flash Therapeutics compte bioproduire des LentiFash contre la Covid-19. « Le plan de développement inclut la fabrication clinique des lots de particules LentiFlash permettant de délivrer de l’ARN dès 2022. Flash Therapeutics anticipe ainsi de pouvoir produire ces candidats vaccins fin 2022 », annonce la société qui compte 35 salariés et prévoit de doubler ses effectifs dans les deux ans.
D'autres projets retenus en Occitanie
Issu du plan France Relance, l’AMI « Capacity building » a été lancé en juin 2020 et est doté d’une enveloppe de 160 M€. Il est destiné à « renforcer nos capacités de production de médicaments impliqués dans la prise en charge des patient atteint de la Covid », selon les mots d’Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’Industrie. Il finance 17 projets en France, dont quatre en Occitanie (Seppic à Castres, LFB Biomanufacturing à Alès, Seqens à Aramon, en plus de Flash Therapeutics). À noter par ailleurs que la filiale M2i Salin (Salin de Giraud – 13) du groupe industriel M2i (Saint-Cloud – 92) reçoit une aide de 400 k€ pour l’amélioration et la production d’un principe actif anesthésiant dans son site des Bouches-du-Rhône. Le groupe possède un laboratoire de recherche à Lacq (Pyrénées-Atlantiques) et un centre de fabrication à Parnac (Lot). Il emplois 165 salariés, dont un tiers dans le Lot.
Un second AMI a été lancé en février dernier. Pourvu cette fois-ci d’une enveloppe de 300 M€, il sera clôturé le 30 juin. Les projets seront étudiés par le secrétariat général pour l’investissement et Bpifrance.










