Exotrail veut révolutionner la propulsion dans l'espace
Basée entre Toulouse et Massy (91), la start-up Exotrail, membre de l’alliance des industriels toulousains du spatial NewSpace Factory, confirme le succès de sa mission de démonstration en orbite voyant « pour la première fois le lancement d'un cubesat équipé d'un propulseur électrique fondé sur la technologie à effet Hall ». Suite au lancement en orbite basse effectué le 7 novembre dernier, Exotrail a en effet allumé avec succès son moteur à propulsion ionique (ExoMG), présenté comme le tout premier moteur électrique à effet Hall opérant sur un satellite de moins de 100 kilos. Selon l'entreprise de trente salariés, grâce à cette technologie, les constellations de petits satellites, une fois déployés dans l'espace, vont pouvoir rapidement changer leur orbite. Ce qui ouvrirait de nouvelles perspectives aux opérateurs : « flexibilité accrue dans la gestion de leur stratégie de lancement, amélioration significative de la performance des services offerts, capacité d’évitement de collision et de désorbitation afin de contribuer à la lutte contre la pollution spatiale ».
18 M€ levés en quatre ans
Exotrail entend désormais poursuivre sa campagne de tests, tandis que, cette année, au moins quatre missions spatiales devraient être lancées avec sa gamme de produits. « La réussite de cette mission fait de notre stratégie une réalité : opérer notre système de propulsion électrique flexible et à forte poussée à partir de notre logiciel d’opérations spatiales », se félicite David Henri, cofondateur et PDG. Depuis sa création en 2017, la société a levé 18 M€. Exotrail, qui pourrait compter 50 salariés à l'horizon 2022, envisage de produire à terme une centaine de moteurs par an.










