Eunate Mayor (At Home) : « Nous voulons animer de nouveaux campus en Occitanie »
Initialement orientée vers les start-up, la communauté d’entreprises At Home, qui gère deux campus à Toulouse rassemblant 90 sociétés et quelque 500 salariés, poursuit l’élargissement de son positionnement aux PME, ETI et grands groupes. At Home, qui va se transformer en société à mission en début d’année prochaine, envisage de gérer de nouveaux campus de travail partagé dans la région, dont l’un implanté au sein de la future Cité internationale des chercheurs de Toulouse, qui doit ouvrir ses portes mi-2023. « Nous souhaitons être un acteur incontournable en Occitanie », explique à La Lettre M Eunate Mayor, directrice générale, qui pilote At Home aux côtés d’Anne-Sophie Icard, directrice des opérations.
At Home a un temps animé un campus à Paris. Désormais, vous ciblez exclusivement l’Occitanie ?
On ne peut évidemment pas dire ce que l’on fera dans cinq ans ou davantage. Mais en effet, aujourd’hui, notre développement se fait en Occitanie. C’est ici que nous souhaitons être reconnus comme un acteur incontournable de l’espace de travail partagé, de l’innovation et de l’accompagnement à l’entrepreneuriat. Depuis toujours, notre mission consiste à fertiliser les communautés pour créer de la valeur et de l’impact. Nous allons continuer à le faire.
Avec cependant un pivot qui se poursuit, puisqu’At Home était initialement tournée vers les start-up…
C’est vrai. En quelques années, nous avons opéré un virage, puisqu’à l’origine, nous étions en effet une colocation de start-up. Aujourd’hui, c’est très différent. En gérant les espaces de travail partagé de La Cité, à Toulouse, nous sommes devenus une véritable communauté de professionnels. Nous nous adressons désormais à tous types de structures, de la start-up au grand groupe en passant par la PME et l’ETI.
Vous envisagez d’animer d’autres campus comme ceux que vous gérez déjà au centre-ville de Toulouse et à La Cité ?
Oui, c’est notre vocation. Dans ce cadre, nous nous positionnons sur la future Cité internationale des chercheurs, au travers de la gestion d’un tiers-lieu de 1 700 m2 dédié aux grands groupes, en synergie avec les chercheurs et les autres acteurs de l’innovation. Et nous avons d’autres projets dans la région, y compris dans des territoires plus ruraux. Dans tous les cas, nos valeurs demeurent les mêmes : l’esprit de communauté, l’entraide, l’innovation, l’entrepreneuriat et l’impact.
À ce sujet, vous envisagez de vous transformer prochainement en société à mission…
En effet, cela devrait être effectif début 2023. La question de l’impact est ancrée dans nos valeurs depuis toujours. Et pour nous, cela va bien au-delà de la RSE. Nous y intégrons aussi les notions de mixité et d’inclusion. Devenir société à mission sera une façon d’estampiller ce que nous faisons déjà, de labelliser quelque chose qui existe. Et bien entendu, d’aller de l’avant !
Ces orientations se formalisent au travers d’une nouvelle identité visuelle et d’un nouveau portail internet. Quel est votre objectif, en la matière ?
En nous éloignant de notre ancien logo représentant une licorne, nous illustrons l’ouverture de notre positionnement à d’autres types d’acteurs. C’est la marque d’un véritable changement stratégique. Quant à notre nouveau site internet, il a deux vertus : d’une part, il accompagne notre changement et présente notre gamme de services, et d’autre part, il a été conçu comme un outil très fonctionnel dédié à nos membres.










