Escroquée par un salarié, Icom demande son placement en redressement judiciaire
L'agence de communication toulousaine Icom (CA prév. 2018 : 1,65 M€) annonce, le 20 novembre sur son site web, son placement en redressement judiciaire (pour une période de six mois renouvelable) le 8 novembre dernier. Une procédure qui intervient plus de 30 ans après la création de l'entreprise, à la demande de son PDG, Daniel Luciani. Une décision « mûrement réfléchie mais difficile à prendre (qui) nous permettra de poursuivre notre activité, d’accompagner nos clients, de rémunérer nos salariés et de résorber notre dette fournisseurs dans les prochains mois », explique-t-il sur internet. Contacté par La Lettre M, il évoque une situation financière fragilisée ces derniers mois par la perte concomitante de deux contrats, « l'un suite au placement en liquidation judiciaire d'une start-up qui nous devait 70 k€, l'autre lié à une réorientation, vers d'autres médias, de la stratégie de communication d'un client que l'on accompagnait depuis trois ans ». « Mais tout cela, c'est la vie de l'entreprise, au fond, poursuit-il. Le plus grave, c'est l'escroquerie dont nous avons été victimes de la part d'un de nos salariés. Nous avons porté plainte contre X et une enquête de la brigade financière est en cours pour tenter d'y voir plus clair mais les sommes en jeu sont très conséquentes. » Le PDG fait état de détournement d'argent, de contrefaçon de signature, de virements masqués, etc. Malgré deux licenciements, ayant fait tomber son effectif à 11 personnes, Icom espère redresser la barre rapidement. « Cette affaire me conforte dans mon engagement pour une communication responsable, qui fait le positionnement d'Icom », conclut Daniel Luciani.










