En croissance de 11 %, Airbus affiche une perte nette de 1,36 Md€
C’est un succès au goût légèrement amer pour Airbus. Plombé à la fois par les difficultés du programme A400M (transport militaire) et par les pénalités de 3,6 Md€ dont il a dû s’acquitter auprès des autorités françaises, américaines et britanniques dans le cadre d’enquêtes anti-corruption, le groupe aéronautique et spatial affiche une perte nette de 1,36 Md€ en 2019. Pourtant, l’année aura été particulièrement bonne en termes d’activités. Avec des commandes nettes de 768 avions commerciaux, portant son carnet de commandes à 7 482 appareils, le groupe de 134 000 salariés a enregistré l’an dernier un chiffre d’affaires de 70,5 Md€, contre 63,7 Md€ en 2018. Une croissance de 11 %. En 2019, Airbus a livré un nombre record de 863 avions commerciaux (800 en 2018). Ses activités spatiales et défense (10,9 Md€ de CA) et hélicoptères (6 Md€) sont quant à elles restées globalement stables. L’Ebit ajusté du groupe a progressé de 32 %, se portant à 6,36 Md€, « en partie grâce à la montée en cadence de l’A320 », estime Airbus, qui étudie actuellement la possibilité d’augmenter encore la cadence de production du programme, « au-delà de 63 exemplaires par mois ». Côté R&D, les dépenses autofinancées sont en légère hausse, à 3,36 Md€ (contre 3,2 Md€ en 2018). La trésorerie nette consolidée du groupe s’établit au 31 décembre 2019 à 12,5 Md€ (contre 13,3 Md€ l’année précédente).
Objectif : livrer 880 avions cette année
En 2020, Airbus - qui table sur « des taux de croissance de l’économie mondiale et du trafic aérien international conformes aux prévisions » et sur « l’absence de perturbation majeure, y compris résultant du coronavirus » - prévoit de livrer 880 avions commerciaux. Sur cette base, le groupe anticipe un Ebit ajusté d’environ 7,5 Md€.










