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Industrie
| 3/03/2021

Drone Geofencing choisi par Enedis pour la surveillance de ses lignes électriques

La start-up Drone Geofencing (quatre personnes, Nîmes) commercialise sa plateforme Gestadrone auprès de l’énergéticien Enedis. La solution assiste les télépilotes de drone dans la planification de leurs vols, la définition des caractéristiques des missions et l’envoi automatique des demandes d’autorisation de vol aux autorités compétentes. Un gain de temps non négligeable pour le pilote. Elle va permettre à Enedis d'accroître et simplifier l'utilisation des drones pour la surveillance et l'entretien des lignes électriques. Gestadrone permet aussi de stocker toutes les données aériennes. « Nous commercialisons notre plateforme depuis un mois et comptons déjà quelques clients », se réjouit Samuel Brau, associé (présidente : Anne Brau), à La Lettre M.

Grands comptes
Gestadrone est majoritairement utilisée par des télépilotes indépendants, mais la start-up aussi vise les grands comptes. « Des entreprises qui ont des réseaux importants, déployés sur de grande distance et nécessitant une surveillance, comme par exemple SNCF, Orange, SFR ou encore Veolia. » Pour séduire ce type de clientèle, Drone Geofencing prévoit de faire évoluer sa solution en y ajoutant plusieurs fonctionnalités telles que le « rapatriement en temps réel des prises de vue aériennes », cite Samuel Brau. À terme, l’entreprise veut mettre au point une plateforme permettant de piloter, depuis un centre de contrôle, un grand nombre de drones – « une centaine », sur une distance importante. « Actuellement, sur les 16 000 drones en circulation, plus de 90 % sont à vue, c’est à dire qu’ils volent avec un télépilote à proximité, ayant un contact visuel avec l’appareil. Ce marché va continuer à croître mais nous misons plutôt sur la progression du marché des drones dits en grande élongation, c’est-à-dire pouvant voler sans que le télépilote soit à proximité. »

Communication
Autre frein à lever pour s'imposer face aux grands comptes et dans le transport de colis : la fiabilité de la communication entre le drone et son télépilote. « Notre ambition est développer un système garantissant une communication sol-drone opérationnelle en permanence. » Soutenue par Bpifrance et la Région Occitanie, la start-up ne prévoit pas de levée de fonds à court terme. « Nous attendons de signer d’abord quelques contrats. Peut-être envisagerons-nous de lever des fonds fin 2021/début 2022 pour collecter environ 400 à 500 k€. »

Stéphanie Roy / roy@lalettrem.net
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