Diodon Drone Technology prépare une levée de fonds stratégique
Fondée en 2017, la start-up toulousaine Diodon Drone Technology prépare une levée « de 1 M€ environ pour 2021 », indique à La Lettre M Antoine Tournet, cofondateur. Une opération qui doit lui permettre d'industrialiser sa production de drones afin d'atteindre le cap des dix appareils par mois. Dans cette optique, l'entreprise de quatorze salariés devrait « changer de locaux, toujours à Toulouse » et muscler ses effectifs, pour atteindre 25 salariés à l'horizon 2022. Après avoir déployé une première version de drone d'observation militaire gonflable et amphibie, la société lance actuellement un nouveau modèle, le Diodon HP30. « Notre premier produit nous a permis de démontrer toute la pertinence de cette technologie, estime Antoine Tournet. Il s'agissait d'un support de test et d'expérimentation en conditions réelles, qui nous a aidé à améliorer notre drone, à l'aide des retours de nos utilisateurs, exclusivement des structures étatiques – armées, gardes-côtes, sécurité civile... - européennes. » Au total, une quinzaine de drone de première génération a ainsi été déployée.
Un drone plus performant
Le nouvel appareil, qui s'appuie sur la même technologie, présente des améliorations notables. « Sa structure est plus robuste et sa durabilité est renforcée, indique le dirigeant. Il est plus facilement réparable sur le terrain et résiste encore mieux à l'environnement marin. De même, ses performances sont meilleures, en matière de liaisons numériques et de qualité vidéo. » La société a par ailleurs fait le choix de développer ses propres batteries. Le Diodon HP30, qui pèse moins de deux kilos, dispose d'une autonomie de vol de trente minutes. Aujourd'hui, alors que la commercialisation de ce nouvel appareil vient tout juste de débuter, l'entreprise est « en discussion avec des utilisateurs très intéressés, en France comme à l'étranger », glisse Antoine Tournet.










