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Aveyron
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Industrie
| 4/05/2017

Confronté à des baisses de charge, le site Bosch de Rodez cherche à se diversifier

L’usine Bosch de Rodez (1.600 salariés, CA : 245 M€), spécialisée dans la fabrication d’injecteurs common rail (3,2 millions de pièces par an), de bougies de préchauffage (18 millions/an) et de buses d’injection (production confidentielle), devrait subir des « baisses de charge importantes d’ici à 2020, liées aux difficultés du marché du diesel », indique le 4/5 à La Lettre M Yannick Anglarès, secrétaire général CGT du site. « Nous perdrions environ un million d’injecteurs par an, précise-t-il. Nous serions alors en possible sureffectif. » Aucun chiffre de suppression de postes n’est avancé par la direction. Contacté par La Lettre M le 4/5, Benoît Courtin, DRH du site, assure qu’il « n’y a aucune annonce de suppression d'effectifs en vue ». Pour l’heure, côté CGT, l’optimisme prime. « Rien n’est perdu. Le groupe, qui travaille sur plusieurs hypothèses, peut très bien décider d’investir dans la fabrication de nouveaux produits », espère Yannick Anglarès.
Le 21/2, le secrétaire d'État à l'Industrie, Christophe Sirugue, a indiqué vouloir faire de l'usine Bosch de Rodez « un site pilote pour la production d'injecteurs diesel de dernière génération et le développement de nouveaux produits ». L'État se dit prêt à financer les projets de recherche du groupe au titre du PIA (Programme d'investissements d'avenir), afin de lui permettre de diversifier ses activités, dans le but de compenser cette baisse attendue du marché du diesel.

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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