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Région Occitanie
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| 16/12/2020

Crise sanitaire : le Medef Occitanie réclame des décisions décentralisées

Lassé des décisions issues du « microcosme parisien » inadaptées aux différents contextes territoriaux, le Medef Occitanie souhaite une décentralisation des mesures de relance. « Il faut mettre autour de la table des médecins, des représentants de l’État et des collectivités, des représentants des différents secteurs d’activités, et des chefs d’entreprise pour trouver ensemble des solutions différenciées permettant la reprise de l’activité », estime Sophie Garcia, présidente du Medef Occitanie. « Soit le gouvernement assume et explique pourquoi il ne fait pas confiance aux pouvoirs décentralisés, soit il délègue aux collectivités et arrête avec cette gouvernance parisienne et infantilisante ».

Sophie Garcia déplore en effet que les mêmes décisions soient applicables pour « une brasserie parisienne et un bar/restaurant/épicerie vecteur du lien social en zone rurale ». Adapter les protocoles sanitaires, et donc la date de réouverture des entreprises, aux caractéristiques territoriales demande certes « de la microchirurgie », mais cette solution lui paraît la plus pertinente pour enfin redémarrer l’activité économique. « Nous martelons cette suggestion au gouvernement ! affirme Sophie Garcia. Bruno Le Maire semble être à l’écoute, mais on constate une guerre entre le ministre de l’Économie et le Premier ministre. Il y a également des désaccords entre Matignon et l’Élysée. Cela ne facilite pas les choses ».

Faire de la Région l'intermédiaire territorial du plan de relance

Au-delà d’une adaptation territoriale de la reprise d’activité, le Medef Occitanie estime que le plan de relance doit lui-aussi faire intervenir davantage les collectivités territoriales. « Répondre aux appels à manifestation d’intérêt est quasi impossible pour des TPE et PME qui n’ont pas les équipes compétentes en interne. Il faudrait finalement que les Régions aillent elles-mêmes chercher les budgets pour mieux les redistribuer sur le territoire », estime la présidente. Selon elle, sur les 216 projets nationaux sélectionnés dans le plan de relance, 200 étaient fléchés par avance vers les secteurs de l’aéronautique et de l’automobile. « Que reste-t-il pour les petites entreprises des autres secteurs ? » s’interroge en conclusion Sophie Garcia.

Bérengère Bosi / bosi@lalettrem.net
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