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Languedoc-Roussillon
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Education - Formation
| 26/03/2020

[Covid-19] L'université de Montpellier en mode télétravail

L’université de Montpellier (UM) s’organise pour assurer le plan de continuité de l’établissement qui compte au total 49 000 étudiants et 4 800 membres du personnel. Premier objectif de la cellule de pilotage mise en place : continuer la pédagogie. « Les enseignements à distance ont été généralisés à toutes les facultés et écoles, indique Philippe Augé, président de l’UM. Cela fonctionne bien mais nous devons veiller à éviter deux écueils : une surcharge brutale de travail pour les étudiants et la fracture numérique, en termes d’accès à l’outil informatique mais aussi d’accès au réseau internet. » À ce titre, l’UM met des ordinateurs à la disposition des étudiants qui en auraient besoin et la Région s’apprête à acheter un millier d’ordinateurs qui seront mis à la disposition des universités de la région pour les étudiants boursiers. En ce qui concerne l’accès au réseau, « des démarches sont faites auprès des opérateurs pour débloquer ou faciliter l’accès au réseau des étudiants. »

La question de l’organisation des examens est quant à elle à l’étude. « Il y a trois modalités possibles. La première est de faire passer les examens à distance à condition qu’une sécurisation soit assurée. Il ne faut pas qu’on nous reproche par la suite d’avoir donné l’examen à tout le monde, précise Philippe Augé. La seconde option est de transformer les examens écrits en examens oraux, à condition d’avoir un bon accès Internet et la troisième option serait de maintenir des examens en présentiel, reste à retravailler le calendrier. »

Recherche
En matière de recherche, les activités des chercheurs en présentiel sont certes limitées mais les travaux se poursuivent, en particulier dans certaines structures comme le laboratoire de services Cemipai, « qui est une des plus grandes structures de recherche de sécurité microbiologique de niveau L3 en France », précise l’UM : l’université montpelliéraine et le CNRS proposent à la communauté scientifique de travailler en atmosphère contrôlée sur les prélèvements biologiques infectieux et les agents biologiques de classe 3, comme le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), les virus des hépatites ou les virus transmis par les moustiques (Chikungunya, Dengue, Zika), les bactéries pathogènes et les prions. Le Ceipai travaill notamment avec les chercheurs de l’Institut de Recherche en Infectiologie de Montpellier (IRIM / UM, CNRS), ceux de l’unité de recherche pluridisciplinaire Pathogenèse et contrôle des infections chroniques (PCCI / Inserm, UM, EFS) sur la questions des anticorps ou encore avec ceux de l’institut des biomolécules Max Mousseron (IBMM / CNRS, UM, ENSCM).

Le président de l’UM indique que 24 start-up sont actuellement hébergées au sein des structures universitaires. Elles seront exonérées de leur loyer d’avril, et s’il le faut, de mai.

Nelly Barbé / barbe@lalettrem.net
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