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Haute-Garonne
| | 18/09/2020

Coup d’accélérateur aux mobilités en Haute-Garonne

Comment limiter la pollution de l'air responsable de 48 000 décès prématurés par an en France, selon Santé Publique France ? En limitant le trafic routier dans les zones denses, répond le Gouvernement, qui vient, par décret du 17 septembre, de rendre obligatoire la mise en place de zones à faibles émissions (ZFE) dans les territoires les plus pollués. Comme Lyon, Grenoble ou Paris avant elles, sept métropoles françaises vont devoir se doter d'une ZFE. Parmi elles, Montpellier mais aussi Toulouse, qui confirme « l'instauration d'une zone à faible émission sur un périmètre qui reste à définir. Sa mise en œuvre effective se fera progressivement à partir de 2021. Elle concernera dans un premier temps les véhicules les plus polluants, dont les camions. Ces derniers représentent en effet 20 % du trafic mais 50 % de la pollution. Plus largement, le report modal est notre priorité en termes de mobilité », explique Nicolas Misiak, président de la commission Mobilités de Toulouse Métropole.

Métro, Téléo et vélo

Plus largement, le sujet de la mobilité est au cœur des préoccupations des collectivités de la Haute-Garonne. Pour Jean-Michel Lattes, président de Tisséo Collectivités, syndicat mixte en charge de l'organisation des transports de la métropole toulousaine, la mise en service du téléphérique urbain Téléo début 2021, mais surtout celle de la future 3e ligne de métro dont les travaux devraient débuter fin 2022, « constituent les prochains maillons de la mobilité métropolitaine au prix d'un investissement cumulé de près de 3 Md€ ».
Autre levier : encourager l'usage du vélo. « Le réseau métropolitain compte désormais 600 km de voies cyclables. Toulouse Métropole consacre 10 M€ par an à leur déploiement », détaille Nicolas Misiak. « Nous prévoyons l’aménagement de 311 km de parcours cyclables d’ici à 2025 pour un budget total de 9 M€. Ces nouveaux tronçons viendront s’ajouter aux 219 km de pistes existantes », abonde Line Malric, vice-présidente du conseil départemental de la Haute-Garonne chargée des transports.

Covoiturage et véhicules électriques
Autre axe de travail pour le Département de la Haute-Garonne : maximiser l’utilisation des transports collectifs dont le covoiturage. « Depuis 2017, 25 aires de stationnement dédiées à ce mode de transport ont été aménagées pour un coût de 2,7 M€. 14 nouvelles aires seront opérationnelles d’ici la fin de l’année, soit 300 places supplémentaires pour un investissement de 1,6 M€. Quinze projets de création sont par ailleurs en cours d’étude pour une mise en service en 2021 », rappelle Georges Méric, président de la collectivité. De son côté, Toulouse Métropole mise aussi sur le développement du parc de véhicules électriques. « 150 bornes de recharge supplémentaires vont être installées dans les deux prochaines années. Elles s'ajouteront aux 44 bornes déjà en service », précise Nicolas Misiak. « Et pour s'adapter aux conséquences de la crise sanitaire, 12 M€ ​seront consacrés d'ici à début 2021 à des solutions de mobilité facilitant la reprise d'activité des habitants de la métropole », conclut l'élu.

David Danielzik, avec Aline Gandy / redaction.toulouse@lalettrem.net
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