Comment VSB énergies nouvelles veut atteindre 140 M€ de CA d’ici 2027
Le nouveau DG de VSB énergies nouvelles, Maël Lagarde, annonce vouloir « multiplier par cinq le chiffres d’affaires » du groupe basé à Nîmes. « En 2022, nous avons réalisé un CA de 16 M€, en progression de 22 %, explique le dirigeant du groupe spécialisé dans l’éolien et le photovoltaïque qui emploie 150 collaborateurs, dont 50 à Nîmes et 10 à Toulouse. En 2023, notre ambition est d’accroître et d'optimiser nos projets de développement de centrales au sol et d’éolien terrestre, d’autoconsommation, de repowering et de croissance externe. Cela représente 500 MW en construction et 330 MW en exploitation. Il s’agit aussi de développer notre expertise sur toute la chaîne de valeur et de construire l’entreprise de demain.»
« Nous faisons face à un double challenge : une nécessaire transition et un contexte énergétique complexe avec des prix volatils et une tendance forte de la part des industriels de vouloir sécuriser leurs approvisionnements en électricité, complète Maël Lagarde DG de VSB énergies nouvelles. C'est complexe mais c'est aussi une formidable opportunité pour nous. C'est pourquoi nous poursuivons plus que jamais les chantiers impulsés en 2022 en matière d'autoconsommation mais également de corporate PPA avec des réalisations qui vont se concrétiser très rapidement en concourrant encore plus fortement à notre accélération. »
140 MW de projets déposés
VSB énergies nouvelles affiche 739 MW de nouveaux projets en portefeuille en éolien et photovoltaïque. « Nous avons déposé 140 MW de projets entre octobre 2021 et septembre 2022 qui sont en attente d’autorisations », poursuit Maël Lagarde. Le groupe s’appuie également sur des partenariats pour augmenter ses capacités de production. Cela représente 143,5 MW avec ADE 3N et 90 MW avec LVMS. VSB énergies porte actuellement des projets éoliens en cours de développement en Occitanie, notamment dans le Lot, en Aveyron, en Lozère et dans l’Aude (à l’étude), dont un déjà autorisé en Lozère. Le groupe exploite par ailleurs quatre parcs éoliens basés dans l’Aude, l’Hérault et l’Aveyron. « À Gaujac (30), nous sommes présents sur une centrale solaire au sol de 3,39 MWc où nous développons un projet d’ingénierie en partenariat avec Sup Agro, explique-t-il. En Lozère, un permis est en cours d'instruction pour un parc éolien de 14 MW. Et dans l’Ouest de la France, nous étudions un projet de production d’hydrogène à proximité d’un parc éolien. Le but étant d'alimenter une flotte de bus. »
De nombreuses attentes
« Le dernier baromètre Ob’server montre que la France est en retard sur les objectifs tant sur l’éolien que sur le photovoltaïque », poursuit Maël Lagarde revenant sur le contexte de la politique nationale sur l’énergie. Il pointe la montée en puissance des recrutements dans le secteur et ses attentes concernant plusieurs dossiers : accélération du temps de réalisation des projets (8 ans moyenne pour l’éolien), réduction des délais de raccordement, projet de loi d’accélération des énergies renouvelables avec la définition des zones d’accélération, PPE 3, marché électrique en Europe et avenir de la filière nucléaire.










