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Hérault
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Commerce - Artisanat
| 19/09/2022

Comment la Ville de Montpellier veut réguler les dark-stores

Avec deux opérateurs de services de livraison à domicile implantés au centre-ville de Montpellier - l’allemand Flink et le turc Getir - la Ville s'apprête à durcir sa réglementation concernant les dark-stores. « J’ai indiqué au ministre Olivier Klein que je les interdirai. Nous allons leur mener la vie dure », pointe le maire de Montpellier Michaël Delafosse. L’édile précise qu’il va activer le levier du trouble à l’ordre public sur les deux micro-entrepôts implantés non loin du secteur Clémenceau et Comédie. À l'occasion du rachat du fonds de commerce de l’ancien Quick de la place de la Comédie le 15 septembre par la Ville, le maire a précisé vouloir « avant tout éviter le risque de l’implantation d’un éventuel dark-store. »

Plu bientôt renforcé

Début septembre, la première adjointe du maire, Fanny Dombre-Coste a participé à une concertation avec l’ensemble de collectivités concernées par l’implantation de ces micro-entrepôts d’e-commerce, qui prolifèrent dans les principales métropoles françaises. Organisée par la ministre Olivia Grégoire, chargée des petites et moyennes entreprises et Olivier Klein, ministre délégué auprès du ministre de la Transition écologique, la réunion a donné plus de pouvoir aux élus sur la réglementation de ces petites unités logistiques Les dark stores sont désormais considérés comme des entrepôts. Or les locaux qu'ils occupent sont destinés au commerce. Nous allons renforcer notre plan local d’urbanisme pour éviter toute nouvelle implantation », explique l’élue à La Lettre M. Concernant les implantations actuelles, la Ville entend opérer « des contrôles réguliers. » La municipalité suspecte par ailleurs l’implantation de deux autres micro-entrepôts et effectuent des opérations de vérification, en lien avec les services de la préfecture.

Une réunion programmée

Une réunion va prochainement se tenir entre la municipalité et les deux entreprises du « quick-commerce » qui ont implanté des entrepôts de manière à opérer des délais de livraison rapides. « Une chose est sûre, ce n’est pas le modèle que nous souhaitons développer en centre-ville. S’ils n’obtempèrent pas, nous agirons avec une grande sévérité », prévient Fanny Dombre-Coste. La Ville étudie la possibilité d’implanter ces entrepôts en périphérie du centre-ville. Une piste privilégiée par André Deljarry, président de la CCI de l'Hérault, qui a dernièrement participé aux réflexions du réseau CCI France sur le sujet. « Ces entrepôts n’ont rien à faire en centre-ville. Le mieux serait qu’ils s’installent en périphérie, comme les drives. Ce modèle a su prouver sa pertinence. »

 

Mickaël Deneux / deneux@lalettrem.net
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