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Biotechs - Santé
| 3/02/2021

Cellules souches : Stem Genomics accélère son développement à l’international et poursuit sa R&D

Spécialisée dans la détection d’anomalies affectant l’intégrité génétique des cellules souches, l’entreprise Stem Genomics (huit personnes) vient de boucler une levée de près d’1 M€. L'entreprise hébergée à l’institut de médecine régénératrice (IRMB) à l’université de Montpellier, vise deux objectifs au travers de cette opération : augmenter son CA et doper sa R&D. Le marché des cellules souches couvre un large spectre d’applications potentielles. « Il y a plus de 1 000 essais cliniques en cours dans le domaine de la thérapie cellulaire, commente John De Vos, co-fondateur et conseiller scientifique, auprès de La Lettre M, avec des applications potentielles dans le diabète, la maladie de Parkinson, l’arthrose, l’infarctus du myocarde…Nous sommes à ce point de bascule entre promesse et résultat. »

Cap sur l’international
L'entreprise a pour ambition de multiplier son chiffre d'affaires par quatre en 2021, notamment en misant sur l’export. « Nous venons déjà de recruter une responsable commerciale export, indique Nicolas Chapal, co-fondateur. Nous prévoyons aussi d’embaucher courant février un/une chef(fe) de produit marketing. » Les marchés visés en priorité sont l’Amérique du Nord, l’Asie (Japon, Corée) et l’Océanie (Australie). Début janvier, l’entreprise a lancé la commercialisation d’un kit comprenant des réactifs permettant aux utilisateurs de tester eux-mêmes leurs cellules souches. En complément de ce kit, Stem Genomics a aussi développé un logiciel en ligne accompagnant ses clients dans l’interprétation des résultats de ces tests. « Ces produits ont une réelle pertinence notamment avec nos clients très éloignés géographiquement, qui n’envisagent pas forcément d’envoyer des échantillons de leurs cellules souches dans le sud de la France pour les faire analyser, explique Said Assou, co-fondateur et conseiller scientifique. Certains ne le souhaitent d'ailleurs pas pour des raisons stratégiques ». Actuellement, l’international représente déjà 50 % du CA de Stem Genomics.

Lancement de tests libératoires à horizon 2022
Les fonds levés doivent aussi permettre de mener à bien le programme DigiCell, lauréat du concours i-Nov. « Actuellement, nous commercialisons des tests “in process“ des cellules souches, permettant de vérifier à chaque étape du processus de production que celles-ci sont normales, qu’elles ne présentent pas d’anomalies, précise John De Vos. Ces tests sont rapides et se focalisent sur des anomalies récurrentes. Ils permettent à nos clients de sécuriser leur processus de production. ». Stem Genomics souhaite maintenant développer un test libératoire, plus exhaustif, permettant de détecter aussi bien les anomalies fréquentes que les plus rares, à réaliser à la fin du processus. « Nous pensons commercialiser ce test d’ici un an environ et nous continuerons à l’améliorer par la suite », souligne Nicolas Chapal. Stem Genomics a récemment recruté un bio-informaticien pour soutenir ce projet R&D.

Stéphanie Roy / roy@lalettrem.net
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