BoostHEAT va quitter Nîmes pour le site Bosch de Vénissieux
Auteur d’un concept breveté de chaudière thermodynamique pour l’habitat résidentiel et tertiaire, BoostHEAT (30 salariés), fondé en 2011 par Luc Jacquet et Jean-Marc Joffroy, va déménager de Nîmes, où se trouve son siège et une équipe de 10 personnes, vers la proche banlieue de Lyon, sans doute en septembre. En effet, un accord est en très bonne voie avec l’entreprise Bosch sur la participation de BoostHEAT à la reconversion du site de fabrication de composants diesel Bosch de Vénissieux (117 salariés) qui doit fermer en 2017. Les 29 et 30 juin, les salariés et le CE du site ont largement approuvé le projet d’installation de la start-up nîmoise dès septembre 2016. « Un signal très positif. Nous devrions pouvoir signer un protocole de coopération avec Bosch dans les prochains jours », affirme Luc Jacquet. La rencontre s’est faite via le Boston Consulting Group, missionné par Bosch fin 2015 et qui a contacté l’agence de développement économique lyonnaise Aderly, qui a elle-même sollicité BoostHEAT en recherche d’un site industriel.
Locaux, compétences et contreparties
Bosch soutiendrait financièrement l’implantation de BoostHEAT à Vénissieux et lui louera des locaux. En contrepartie, BoostHEAT s’engagerait à réserver 50 embauches aux anciens salariés Bosch et envisage déjà huit embauches avant la fin 2016. « Au-delà de l’opportunité des locaux, c’est une assurance de compétences, de travail de qualité. Bosch et nous sommes dans la mécanique de précision... Nous allons démarrer dans 500 m² puis, dans un deuxième temps, nous aurons besoin de 5 000 m2 pour lancer la production en 2018. »
Le site toulousain conservé et renforcé
S'il s'apprête à partir du Gard, BoostHEAT ne quitte pas toutefois complètement la Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée. Son pôle R&D, fort de 20 personnes, est installé depuis deux ans à Ramonville Saint-Agne, près de Toulouse, et sera conservé. Le banc d’essai y teste actuellement les premiers prototypes. « Le site va encore grossir, assure Luc Jacquet. Nous pourrions passer à 30, puis 40, à l’horizon 2018. »
13 M€ d'investissements à venir
« Nous rentrons en phase produit-process, la préparation de l’industrialisation de nos chaudières, soit la toute dernière phase avant commercialisation », poursuit Luc Jacquet. Les dirigeants cofondateurs (qui possèdent 60 % du capital, le reste étant réparti entre une centaine d’investisseurs privés) préparent aussi un plan de financement en deux temps : 5 M€ seront nécessaires jusqu’à la fin 2017 et 8 M€ en 2018. « Les premières chaudières sortiront fin 2018. » Deux produits seront lancés : l’un pour l’habitat domestique (20 kW) et l’autre pour l’habitat tertiaire (chaudières de 50 à 250 KW). Un accord de distribution pour la France a déjà été signé avec Dalkia en 2015.
BoostHEAT a déjà procédé à 4 levées de fonds et a dépensé pas loin de 10 M€ pour développer son concept (4 M€ de levées de fonds, 3,5 M€ de projets collaboratifs et CIR et 2 M€ de revenus).










