Bonne résistance de l’activité économique en Occitanie
Selon la dernière enquête de conjoncture de la Banque de France sur l'activité économique en Occitanie en avril, publiée le 13 mai, la croissance accélère dans l'industrie, les services marchands et le BTP. « En avril, l’activité économique régionale demeure bien orientée malgré les difficultés persistantes d’approvisionnement et de recrutement », a notamment relevé cette étude. La production industrielle a connu une croissance soutenue dans tous les secteurs. Dans les services marchands, malgré les revalorisations des prix, la croissance des courants d’affaires s'accélère, portée par le tourisme. Dans le BTP, l’activité a fortement augmenté et les carnets de commandes « laissent entrevoir de belles perspectives d’ici fin juin ».
Hausse de la demande étrangère dans l'industrie
Plus concrètement, dans l’industrie, la demande, notamment étrangère, a fortement augmenté en avril, maintenant les carnets à un niveau jugé toujours favorable. Les hausses du prix des matières premières se sont accentuées et les industriels ont poursuivi la revalorisation de leur prix de vente. Les effectifs ont été renforcés. Les trésoreries sont toutefois moins confortables. La croissance de l’activité ralentira en mai et les embauches se poursuivront. Concernant les services marchands, malgré les revalorisations des prix, l’appréciation des niveaux de trésorerie est restée globalement favorable. La progression des effectifs ralentit et s’accompagne d’une revalorisation des salaires. Comme dans l’industrie, l’activité ralentira en mai malgré une demande bien orientée. Les recrutements reprendront plus largement et les hausses de prix s’intensifieront, prévoit la Banque de France.
Difficultés de recrutement dans le BTP
Et dans le BTP, « malgré les difficultés pour répercuter les augmentations du coût des matières premières et de l’énergie, les prix des devis ont tout de même accusé une forte augmentation ». En revanche, le secteur peine à recruter des profils confirmés. Et la hausse des prix s’accentuera sans pour autant affecter l’activité. Au national, la Banque de France a précisé que la guerre en Ukraine et les mesures de confinement en Chine ont continué de marquer l’économie française en avril, avec à ce stade « une activité qui résiste et des effets plus prononcés sur les prix ». Ces chocs se font sentir de façon différente selon les secteurs. « L’industrie et le bâtiment sont plus touchés par les problèmes d’approvisionnement et de hausse du prix des matières premières. »










