Avion « vert » : des résultats jugés « prometteurs » pour Airbus
C'est une bonne nouvelle pour le groupe aéronautique toulousain. Les premières conclusions d'une étude, baptisée ECLIF3, portant sur l'utilisation d'un carburant aviation 100 % durable sur les deux moteurs d'un avion commercial – un A350 équipé de moteurs Rolls-Royce Trent XWB - mettent en lumière des « résultats prometteurs », indique l'avionneur. Les résultats définitifs de l'étude devraient être publiés à partir de fin 2022, mais d'ici-là, c'est un premier satisfecit pour Airbus, qui souhaiterait que soit certifiée à terme l'utilisation de 100 % de carburants durables (SAF), contre 50 % actuellement. « L'équipe de recherche a constaté que le SAF libère moins de particules que le kérosène conventionnel dans toutes les conditions de fonctionnement, ce qui laisse entrevoir la possibilité de réduire l'impact climatique et d'améliorer la qualité de l'air autour des aéroports », indique le groupe.
Un élément « essentiel » de la décarbonation
Steven Le Moing, responsable du programme des énergies nouvelles chez Airbus, souligne l'importance de réaliser des essais en vol. « Les moteurs et les systèmes de carburant peuvent être testés au sol, mais la seule façon de recueillir l'ensemble des données sur les émissions nécessaires à la réussite de ce programme est de faire voler un avion en conditions réelles », estime-t-il, ajoutant que « les essais en vol de l'A350 offrent l'avantage de caractériser les émissions directes et indirectes du moteur, y compris les particules présentes dans le sillage d'un avion à haute altitude ». Et Simon Burr, directeur du développement des produits et de la technologie de Rolls-Royce pour l'aéronautique civile, d'ajouter : « Si nous voulons vraiment décarboner le transport aérien long-courrier, le 100 % SAF est un élément essentiel. »










