Avec une baisse annuelle de 55,4 %, Figeac-Aéro mise sur une « reprise graduelle »
Comme un (léger) goût de rebond pour le groupe aéronautique lotois Figeac-Aéro, présidé par Jean-Claude Maillard. Fortement impacté par la crise économique, il avait enregistré au cours du 1er semestre 2020-2021 (du 1er avril au 30 septembre 2020) un CA de 94,4 M€, en baisse de près de 58 %. Le second semestre est en revanche plus favorable, avec une hausse de 13,1 %. Résultat : sur l'exercice 2020-2021, clôturé le 31 mars dernier, le groupe a enregistré 201,2 M€ de chiffre d'affaires, en retrait de 55,4 % par rapport à l'exercice précédent (- 53 % à périmètre et taux de change constants). Touché par les effets de la pandémie, Figeac-Aéro est également victime de l'arrêt de la production du Boeing 737 Max et du décalage de celle du Boeing 777X. Dans ce contexte, le groupe a déployé un “plan d'optimisation opérationnel” destiné à lui permettre d'assurer sa pérennité. « Le plan de performance - réduction des charges de personnels et des frais généraux et administratifs, rationalisation des sites de production, rapatriement sélectif d’une partie des achats liés à la sous-traitance, optimisation de l’utilisation de la matière première et rationalisation des achats généraux – devrait permettre une réduction structurelle des coûts fixes de l'ordre de 30 M€, dont le quasi plein effet sera visible sur le deuxième semestre de l'exercice en cours (clos le 31 mars 2022) », indique le groupe qui, en parallèle, a levé un prêt Atout de 15 M€ auprès de Bpifrance ainsi que 80 M€ en Prêts garantis par l'Etat (PGE).
Un « rebond progressif »
Au-delà des réductions de coûts et de la consolidation de son assise financière, Figeac-Aéro mise, malgré le contexte, sur sa dynamique commerciale. Le groupe, qui indique enregistrer « une augmentation significative du nombre de consultations sur l’ensemble des programmes d’aviation commerciale, tant à l’échelle européenne qu’américaine », a ainsi signé un contrat de près de 20 M€ sur cinq ans avec Stelia Aerospace, portant sur la fourniture d'un package de pièces élémentaires en usinage et chaudronnerie dédiées au programme Airbus A220. Figeac-Aéro poursuit par ailleurs son développement international, au travers d'une implantation en Arabie Saoudite, avec la création de la filiale SFAM LLC, basée à Djeddah. Objectif de ce projet, qui nécessitera un financement initial d'environ 3 M€ : implanter sur place une usine de production de pièces métalliques en alliages légers et métaux durs permettant d'équiper les avions commerciaux et militaires des principaux donneurs d’ordres. Les premières livraisons doivent avoir lieu mi-2022. Le groupe, qui estime être en mesure d'afficher un Ebitda courant à l'équilibre pour l'exercice 2020-2021, constate un « rebond progressif du secteur » aéronautique et anticipe un « retour des volumes ». Figeac-Aéro reste néanmoins « prudent » et prévoit « une reprise graduelle de son activité, notamment sur le segment des long-courriers ».










