Avec ses vélos de fonction, la start-up toulousaine Nuwo accélère
La start-up toulousaine Nuwo, qui propose un service de vélos de fonction aux entreprises, accélère. Après avoir ouvert une antenne à Montpellier en octobre, elle prévoit pour 2023 un bureau à Paris et une levée de fonds. « Nous visons le million d’euros pour financer notre développement commercial », confie à La Lettre M Nicolas Misiak, cofondateur de la start-up née en 2021 et membre du cluster régional Vélo Vallée. Si Nuwo (7 collaborateurs) compte une dizaine d’entreprises clientes dans la région toulousaine, elle espère atteindre les 700 k€ de CA fin 2023 avec 250 à 300 vélos de fonctions (vélos électrique, pliable, cargo…) mis en service. « Dans six ans, nous visons plus de 10 000 vélos déployés partout en France. »
Un concept venu d'Allemagne
Les trois fondateurs de Nuwo – Nicolas Misiak, Laurent Rouchouse et Nicolas Lutzi – se sont inspirés de l’Allemagne pour lancer leur entreprise. « Il y avait en Allemagne entre 800 000 et 1 million de vélos de fonction en service il y a deux ans. On en compte aujourd’hui, 1,5 million », indique Nicolas Misiak. « Aujourd’hui en France, 65 % des gens qui vont au travail en voiture font moins de 5 km. Le vélo peut donc être une solution pour eux », ajoute-t-il. Constatant par ailleurs l’engouement des Français pour le vélo électrique – « les ventes de vélos à assistance électrique augmentent de plus de 25 % chaque année », affirme Nicolas Misiak – les cofondateurs ont décidé de proposer une offre de vélos de fonction.
Un abonnement financé par les employeurs
Le concept ? Permettre aux entreprises de proposer aux salariés intéressés de disposer d’un vélo, d’un antivol, d’une assistance, de la maintenance et d’une assurance pour un forfait mensuel en grande partie financé par l’entreprise. « Nous préconisons que le salarié paie 20 à 30 % de l’abonnement, le reste étant pris en charge par l’employeur qui peut défiscaliser 25 % du coût », indique Nicolas Misiak. Pour un « bon vélo électrique », il faudra compter en moyenne un abonnement de 100 € par mois, dont 20 à 30 € à la charge du salarié.
« C’est un outil différenciant dont se servent les entreprises comme argument d’attractivité », note le cofondateur. Nuwo vise ainsi en particulier les entreprises du domaine tertiaire qui ont de forts besoins en recrutement dans les secteurs en tension.










