ATB : l'actionnaire chinois va-t-il se retirer ?
Casil Europe, premier actionnaire (à 49,99 %) de la société Aéroport Toulouse-Blagnac (ATB, 9,63 M de passagers en 2018), va-t-il s'en désengager ? L'hypothèse, que nous évoquions déjà fin 2017, a refait surface le 22 janvier, dans les colonnes de La Dépêche du Midi. « Sans perspective de pouvoir franchir la barre de la majorité du capital, Casil se serait résolu à vendre ses 49,9 %. Un mandat aurait été confié à la banque d'affaires Lazard afin de trouver un acquéreur. La valorisation demandée atteindrait 500 M€, à comparer aux 308 M€ investis fin 2014 », expliquent nos confrères. L'information - reprise par l'ensemble de la presse nationale et certains institutionnels régionaux - reste au conditionnel car non confirmée par les principaux intéressés. Une chose est sûre : en annonçant l'an dernier qu'il ne cèderait finalement pas sa participation, l'État a privé Casil Europe de son espoir d'en devenir l'actionnaire majoritaire. Une privatisation « inaboutie » qui, selon un rapport de la Cour des Comptes de novembre, place la société ATB dans « la situation, ambiguë et instable, d’une entreprise dont le capital est majoritairement public, mais dont le contrôle appartient à l’actionnaire privé ».










