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Industrie
| 17/09/2020

Après Montpellier et Fabrègues, Schneider Electric va fermer l'une des deux usines de Lattes

Après les sites de la Pompignane à Montpellier en 2013 et Fabrègues en 2019, Schneider Electric (siège à Rueil-Malmaison - Hauts-de-Seine) va fermer, au cours du deuxième semestre 2021, l’une des deux usines de Lattes, à côté de Montpellier. L’annonce a été faite le 16 septembre aux organisations syndicales. Environ 80 salariés sont concernés. L’activité de production (réhabilitation de vieux disjoncteurs notamment) doit être rapatriée à Aubenas, Mâcon et Fontanil-Cornillon (Isère), assure l'entreprise. « Et en Inde », ajoute Anne Bonnel, déléguée syndicale CGT à Lattes.

Si la direction refuse, pour l’instant, d'avancer des chiffres sur le nombre de collaborateurs à déplacer, Thierry Jacquet, coordonnateur adjoint de la CFDT basé en Isère, estime qu’une cinquantaine d’employés de Lattes, dont les cinq collaborateurs du service comptabilité, lequel a subi plusieurs découpes ces dernières années, pourraient potentiellement rebondir à Fontanil. « Depuis une dizaine d’années, la comptabilité est délocalisée en Pologne, où ils parlent français, voire en Inde. Là-bas, ils ne font pas l’effort de parler français et cela devient difficile », regrette-t-il.

« Un contexte de forte baisse d’activité »

Ailleurs en France, d’autres sites, comme celui du Saumur (80 salariés), sont concernés par ce plan. La raison de ces fermetures ? « Faire des pôles plus importants que des petites usines comme nous avons actuellement », explique Anne Bonnel. « Des rationalisations pour gagner plus d’argent, dénonce de son côté Thierry Jacquet. La direction veut une rentabilité globale de 17 % d’ici 2022 pour les actionnaires, aujourd’hui on est à 15,5 %. Donc toutes les activités qui font baisser cette rentabilité sont dans l’œil du cyclone. Depuis que Schneider Electric a racheté en 2010 la branche transmission et distribution d'électricité d'Areva, il s’agit au moins du 6e plan pour réduire les effectifs en France. Nous sommes passés de 4 000 à moins de 2 000. » Et d’annoncer : « Nous allons demander une analyse économique par un expert et au niveau de l’intersyndicale, voir comment répondre à cette provocation. »

De son côté, le groupe met en avant « un contexte de forte baisse d’activité depuis plusieurs années ». À Lattes, direction et syndicats doivent se rencontrer le 18 septembre. Au niveau national, une réunion est prévue le 25 septembre, notamment pour esquisser des solutions aux employés visés. « A minima, il sera proposé un poste de reclassement à chaque salarié concerné par ce plan », précise l'entreprise, qui compte une trentaine d'usines en France.

Cyril Peter / peter@lalettrem.net
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