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Hérault
| | 30/03/2021

Aline Bsaibes : « ITK se transforme pour devenir une société commerciale »

Comment se traduit la transformation d’ITK en société commerciale ?
Jusqu’à présent, la raison d’être d’ITK s’appuyait très largement sur ses projets de R&D. Désormais, l’entreprise se transforme pour devenir une société commerciale qui vend ses produits. Jusqu’à il y a deux ans, la R&D représentait 80 % de notre activité, aujourd’hui, c’est 50 %. Nous souhaiterions que la part des revenus commerciaux dans le chiffre d’affaires d’ITK passe à 70 %, voir 80 % à cinq ans. Désormais, il faut être plus agile avec des cycles plus rapides. Une idée doit se transformer dans l’année en produit. Jusqu’à présent cela pouvait prendre trois ans.

Avez-vous déjà des premiers résultats ?
Nos services liés à l’élevage sont un bon exemple de cette transformation vers une activité principale de vente - sans que cela signifie pour autant que l’innovation s’arrête. Un contrat a été récemment signé avec un distributeur chinois pour y vendre nos services de monitoring des vaches laitières. Pour vous donner une idée de l’enjeu de ce marché : lorsque, en France, une ferme traite en moyenne soixante-dix vaches, au même moment, une ferme chinoise en traite 10 000. Au-delà de ce distributeur, nous essayons également de nous implanter en Chine à travers les groupes français spécialisés dans l’élevage et déjà présents sur le sol chinois. Les deux autres zones qui nous intéressent sont la Russie et l’Amérique latine. Notre activité aux États-Unis, où nous sommes déjà présents, est un peu ralentie du fait de la crise sanitaire.

Travaillez-vous sur d'autres produits à commercialiser ?
Oui, nous sommes en train de préparer d’autres produits liés à l’élevage. Ils portent notamment sur la garantie de production de lait. Ces services permettront par exemple, de croiser plusieurs facteurs et d’estimer leur impact sur la production de lait. Autre sujet d’importance : la mise en valeur de toute la donnée générée qui peut intéresser d’autres filières de l’élevage. C’est notre métier : à nous de rendre ces données intelligentes pour mettre en place des services qui aideraient les acteurs de la filière à prendre les bonnes décisions et à augmenter leur productivité.

Comment ITK s'est-elle adaptée à cette période de crise ?
La situation actuelle nous appelle à la prudence. Les recrutements sont pour l’instant gelés. Trente recrutements ont été effectués l’année dernière. Nos clients sont des grands comptes qui sont aussi impactés et dans l’attente de voir. ITK réalise un chiffre d’affaires de près de 10 M€ et l'activité aura été étale en 2020, contre une prévision de hausse de 25 %. Les projections sur 2021 sont favorables, notamment avec ces signatures récentes en Chine. Oui, nous sommes impactés par la crise mais pas au point de faire vaciller l’existence d’ITK.

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