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Haute-Garonne
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Aéronautique et spatial
| 22/12/2020

Airbus : encore 360 postes en sursis à Toulouse, selon FO

« Le plan social a bien avancé ; les chiffres sont très encourageants », estime FO, syndicat majoritaire d'Airbus. Alors que le PSE signé en octobre dernier par le groupe aéronautique toulousain sur son périmètre Airbus Commercial France* prévoyait la suppression de 4 248 postes, dont environ 3 400 dans la seule métropole toulousaine, l'accord avait permis, selon FO, de créer « toutes les conditions permettant d'atteindre l'objectif du zéro licenciement contraint au 31 mars 2021, en cumulant les mesures de départs volontaires pour création d'entreprise, formation ou mobilité, mais aussi les départs en retraite, en pré-retraite et l'APLD. » Un objectif qui, s'il n'est pas encore tout à fait atteint, semble se rapprocher. Grâce à plusieurs dispositifs comme l'APLD, les fonds Corac pour la recherche et l'innovation, mais aussi les départs volontaires (pour pré-retraite, création d'entreprise ou réorientation professionnelle, par exemple), le plan social a été bouclé à Nantes et Saint-Nazaire sans départ contraint.

La mobilité interne encouragée
À Toulouse et Blagnac, 565 postes sont encore en sursis - 249 chez Airbus Operations SAS et 316 chez Airbus SAS -, comme le confirme la direction du groupe dans un courriel adressé le 17 décembre aux salariés, que La Lettre M a consulté. « Nous nous rapprochons de notre objectif, indique Airbus. Il nous reste encore environ 10 % de solutions à trouver pour les sites de Toulouse et Blagnac. » Une jauge qui pourrait se réduire selon FO à « environ 360 postes » si l'on prend en compte les congés pour convenance personnelle et les prêts de personnels.

Afin de mener à bien ce PSE sans franchir la fameuse « ligne rouge » fixée par les syndicat – c'est-à-dire le « zéro licenciement » -, il a été convenu de « prolonger la période de volontariat jusqu'à fin février 2021 », indique le syndicat majoritaire. Au-delà des suppressions de postes, la direction insiste dans son courriel sur l'importance de la « mobilité interne, surtout pour les cols blancs ».

* C'est-à-dire le siège toulousain du groupe (environ 9 000 salariés) et ses trois usines de l'Hexagone (Toulouse, 15 000 salariés, Nantes, 3 000 salariés, et Saint-Nazaire, 3 000 salariés)

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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