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Biotechs - Santé
| 22/11/2017

Advicenne veut lever environ 30 M€ en bourse

Spécialiste du développement de traitements pour les maladies orphelines rares néphrologiques et neurologiques adaptés aux besoins pédiatriques, Advicenne (Nîmes) lance le 21/11 son introduction en bourse sur le marché réglementé d’Euronext Paris. L’objectif est de lever environ 30 M€ – augmentation de capital pouvant être portée à environ 39,7 millions – lors de la période de souscription, qui s’achève le 4/12. La biotech arrive en effet à un moment-clef : « Nous avons réussi, en Europe, les études cliniques de notre produit-phare, ADV 7103, qui cible l’ATRd (acidose tubulaire rénale distale), après des tests sur 32 patients – depuis le bébé jusqu’à l’adulte, explique Luc-André Granier. Nous avons à présent des résultats positifs de phase 3, d’efficacités et de suivi à six mois des patients. Ces résultats ont été présentés sur deux congrès en néphrologie en Europe et aux États-Unis. Le produit de la société est dérisqué, et se dirige vers l’enregistrement du médicament. »

La maladie se manifeste lorsque les reins n’évacuent pas correctement dans l’urine les acides présents dans le sang, avec des complications telle que le retard de la croissance et le rachitisme. Advicenne envisage de déposer la demande d’autorisation de mise sur le marché de son produit en 2018, pour une obtention de cette autorisation en 2019 et un lancement commercial en 2020 en Europe. L’introduction en bourse doit aussi financer la conduite d’essais cliniques aux États-Unis, pour un lancement commercial en 2021, et les études visant une autre maladie génétique rénale, la cystinurie.

La start-up a déjà reçu des engagements à hauteur de 12,5 M€ de la part de ses financeurs historiques : Bpifrance (via le fonds Innobio), Ixo Private Equity, Irdi Soridec Gestion, Cemag Invest et MI Care. Le traitement, administré par granules, s’adressera à une population d’environ 30.000 patients en Europe et 20.000 aux États-Unis, pour laquelle aucune solution efficiente n’existe à ce jour (produits non approuvés, administration toutes les 4 à 6 heures), d’après Advicenne. Il doit ralentir l’évolution de la pathologie et compenser le déficit induit, en rééquilibrant le pH sanguin et en normalisant le niveau de potassium dans le sang. « Le médicament, fortement concentré en principes actifs, se prendra deux fois par jour, matin et soir. Il faut éviter les prises répétées, difficiles socialement », explique Luc-André Granier.

Advicenne emploie 20 salariés, répartis sur trois sites (Nîmes, Paris, Grenoble). Le site de Grenoble gèrera la production industrielle du médicament. Les effectifs d’Advicenne devraient doubler dans les deux prochaines années.

Cofondateur (avec Caroline Roussel-Maupetit), PDG et directeur médical : Luc-André Granier
Fonds levés depuis la création : 30 M€
Création : 2007

Hubert Vialatte / vialatte@lalettrem.net
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