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Aude
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| 18/05/2012

Les candidats aux législatives audoises font des propositions pour le bâtiment

Plusieurs candidats aux prochaines élection législatives, dans l’Aude, ont répondu présents à l’invitation des fédérations du bâtiment de l’Aude et des P .-O. pour émettre des propositions visant à défendre les entreprises et les emplois du secteur. Ceux-ci feraient face à une concurrence déloyale, « proche de l’esclavagisme », a affirmé André Tiquet, président de la FFB de l’Aude, lors de la rencontre qui s’est tenue le 15 mai à Narbonne, en présence d’une centaine de professionnels. « Le secteur est en danger. Il est hors de question que les entreprises déposent le bilan faute d’être défendues face aux problèmes de concurrence déloyale », assure Jean-Jacques Planes, président de la FFB des P.-O. Leurs homologues héraultais, Patrick Ceccotti, président de la FFB de l’Hérault, et Jean-Claude Depoisier, président de la FFB L.-R., présents pour l’occasion, craignent que « le low cost déstructure les entreprises existantes, impacte les emplois, la qualité de la construction et de dégrade l’image du métier. »
Marie-Hélène Fabre (PS, 2e circonscription, Aude) : « Je réclame un contrôle des textes en cours ainsi que de revoir le statut de l’auto-entrepreneur. Concernant le problème de la commande publique, le code des marchés publics doit être modifié, aménagé et amendé pour permettre aux PME d’accéder à la commande publique notamment quand les marchés sont sur appels d’offres européens. Pour cela, il est aussi important de conforter le statut des PME. Pour améliorer la commande publique, il faudrait au regard des grands groupes que la sous-traitance devienne un élément de mieux disant. De la même manière, il faudrait réformer l’article 53 du code des marchés publics visant à définir un pourcentage de sous-traitance attribué aux PME et ETI retenues localement. Quant au travail au noir, il faut des mesures coercitives et développer des relations avec les pays voisins visant à stopper le travail clandestin. »
Gérard Schivardi (Parti ouvrier indépendant, 1e circonscription, Aude) : «Ce sont les grands groupes qui ont fait venir la main d’œuvre étrangère et les promoteurs la sous-traitance étrangère. Le traité de Maastricht permet la liberté de circulation mais surtout il accentue la liberté d’intervention des entreprises de l’Europe. L’ouverture des marchés est terrible auquel il faut remédier. »
Didier Codorniou (soutenu par le PRG, 2e circonscription, Aude) : « La crise est là. Les mauvaises réformes portées sur les collectivités les ont fortement impacté alors qu’elles assuraient 75 % des investissements. Ces réformes doivent être reprises dans leur totalité. Il faut, comme le souhaite le président de la Région, Christian Bourquin, une banque pour soutenir les investissements des entreprises locales. »
Michel PY (UMP, 2e circonscription, Aude) : « Le grand nombre de réglementation est déjà un problème pour les entreprises. L’Europe n’a pas été faite pour instaurer une concurrence déloyale. Il faudra suspendre les accords de Schengen pour supprimer la circulation de la main d’œuvre et cela va au-delà des entreprises du bâtiment, PME, PMI, artisans. Concernant la responsabilité du maître d’ouvrage, le code des marchés publics prévoit dans le cahier des charges des critères sur l’emploi, l’environnement qui permettent d’éliminer les offres low cost. Le problème du bâtiment, c’est aussi un problème d’activité lié au manque de foncier. Si du foncier était libéré, cela pourrait donner un nouvel élan au bâtiment. »
Emmanuel Bresson (UMP, 3e circonscription de l’Aude) « Une vraie possibilité pour renforcer le code des marchés publics réside dans la notion de mieux disant durable. Cette approche est même demandée par l’Europe. Un bilan carbone serait demandé pour des marchés supérieurs à 100 000 € pour faire la part belle à la proximité. Les élus, dont je suis, sont souvent mal conseillés sur les marchés publics, les maîtres d’œuvre que sont les bureaux d’études, les architectes,… ont une responsabilité dans ce domaine. En ce qui concerne la sous-traitance, source de la concurrence déloyale, elle est dévoilée tardivement. Le législateur doit davantage encadrer le rôle de la sous-traitance dans les marchés publics. »
Jean-Paul Tournissa (Front de Gauche, 2e circonscription de l’Aude) « Les entreprises ont besoin d’un pôle financier et bancaire public, c’est primordial. Dans, la conjoncture actuelle le taux d’escompte devrait être ramené à 0. Nos entreprises locales sont soumises à 33 % de taxes, accélérant la concurrence déloyale, alors que les entreprises du CAC 40 sont soumises à 8 % de taxes. Pour que cela change, il faut développer les échanges entre les mondes du syndicalisme et des entreprises. »
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