Le port de Sète en progression de 28 % au 1er semestre 2011

Au terme du premier semestre 2011, le port de Sète enregistre un trafic en progression de 28 % (1,8 MT) par rapport au premier semestre 2010, ont indiqué mercredi 13 juillet Marc Chevallier, président de l’EPR Port Sud de France (à gauche sur la photo), Christian Bourquin, président de la Région L.-R. (au centre) et Robert Navarro, 1er vice-président de la Région L.-R. en charge des ports et de l’intermodalité (à droite), lors d’un point presse.
« La fiabilité du port a redonné confiance aux armateurs, a déclaré Marc Chevallier, président de l’EPR Port Sud de France. Les entreprises privées ont investi 120 M€ : broyeur de Lafarge Ciments, terminal fruitier-conteneurs de Reefer Terminal Sète (Orsero), Sea Invest, terminal agroindustriel (Centre Grains – céréales – et Saipol – huile, tourteaux, diester). Grâce à l’effort financier de la Région (200 M€ de la Région L.-R. et 100 M€ de l’EPR Port Sud de France), les investisseurs savent qu’ils seront accueillis, et qu’ils auront les infrastructures nécessaires. »
6 000 emplois créés à l’horizon 2020
« On n’est qu’au début de cette spirale d’investissement », s’est félicité Christian Bourquin, président de la Région L.-R.. L’objectif est d’atteindre un trafic de 9 MT à l’horizon 2020 (3,4 MT en 2010), avec, à la clé, « la création de 6 000 emplois ».
Le port de Sète se profile multimodal l’horizon 2020 : négociations en cours avec Réseau Ferré de France pour reprendre une partie des voies ferrées du port et relancer le chantier de transport combiné (pour l’instant abandonné, ce dernier sera déplacé, son emplacement actuel étant prévu pour la future gare maritime) ; lancement par Lafarge, en 2014, d’un cabotage maritime, supprimant 10 000 camions/an sur les autoroutes ; montée en puissance du transport fluvial suite aux travaux de recalibrage du canal du Rhône à Sète (« 1 MT à l’horizon 2020, au lieu de 300 000 T en 2010 », d’après Marc Chevallier).
La pêche à Frontignan, les croisières et la plaisance à Sète
Christian Bourquin a confirmé le transfert complet, à terme, de l’activité pêche vers Frontignan, Sète ayant vocation à développer les croisières (65 M€ investis dans un nouveau pôle passagers à l’horizon 2016) et la plaisance (2 000 anneaux à l’horizon 2020, au lieu de 400 aujourd’hui).
Un accord de principe vient d’être trouvé avec les pêcheurs pour la mise à disposition à Frontignan d’une parcelle de terrain en bord à quai (18 000 m2), qui resterait publique, pour le stockage des filets et annexes des chalutiers et thoniers. La Région L.-R. prévoit également l’aménagement du Cul de Bœuf (2,1 M€), la réhabilitation de la Criée (2,1 M€), la création d’une aire de carénage pêche et plaisance (13 M€) sur la zone industrielle fluvio-maritime (Zifmar). Cette zone accueillera également 750 des 2 000 anneaux et des entreprises spécialisées dans le nautisme (construction, réparation et entretien).
Croisières en hausse, passagers en baisse
Si les croisières sont en hausse (6 000 croisiéristes lors du 1er semestre 2011 au lieu de 2 100 lors du 1er semestre 2010), le trafic passagers est en nette décroissance, du fait des inquiétudes nées du printemps arabe et de la qualité de service offerte par les bateaux. « Deux nuits en mer pour rallier le Maroc, c’est long, a observé Christian Bourquin. Les passagers demandent un minimum de confort. Aujourd’hui, les Marocains doivent améliorer la qualité du matériel, sans quoi d’autres viendront. Nous avons des pistes. Nous sécuriserons ce premier point avant de nous lancer dans les travaux de la gare maritime. Il n’y a pas de raison de ne pas y arriver. » D’après Marc Chevallier, « il n’y a pas que le Maroc. L’objectif de croissance de passagers est de développer des ouverture de lignes vers de nouvelles destinations, notamment sur l’Algérie et les Baléares ».
Doublement de la RD 600 : Bourquin remet la pression sur Vezinhet
Christian Bourquin a enfin rappelé l’urgence de créer, à Poussan, un « espace second » au port de Sète (base arrière logistique). « La bataille des ports se gagnera à terre. Il nous faut des espaces pour dépoter, empoter, préparer les marchandises », a souligné Marc Chevallier. Christian Bourquin a remis la pression au conseil général de l’Hérault pour mettre à 2X2 voies la RD 600, qui relie le port et l’autoroute A9. « Nous allons passer de 250 camions/jour à 1 000 camions/jour à l’horizon 2013. »
Enfin, les bénéfices tirées des opérations d’urbanisme à venir autour du bassin du Midi seront « réinjectés dans le port », a assuré l’élu.










