Des millions
L’argent manque. Partout, tout le temps. Dans les caisses de l’État et des collectivités locales comme dans les trésoreries des entreprises. Pourtant, les montants – parfois vertigineux – font les gros titres de votre lettre d’information économique régionale favorite. À Cahors, 200 M€ sont promis par Tekever. Dans la Ville rose, 150 M€ doivent être injectés par Sandoz, 160 M€ par Boehringer Ingelheim et 250 M€ par Venturi Space. À Aimargues, 30 M€ sont engagés par Royal Canin. N’en jetez plus… Certains, bien sûr, ironiseront sur l’embouteillage d’annonces sonnantes et trébuchantes réservées au sommet Choose France. Mais tout de même ! Au-delà de l’effet trompe-l’œil, la tendance est sensible, dans une région ayant capté 6 % des projets d’investissements étrangers et où le montant total des capitaux investis dans les entreprises a dépassé le milliard d’euros l’an dernier.
Tekever double la mise. Le droniste portugais, qui finalise le déploiement d’un site industriel de 4 500 m2 à Cahors, entend « investir 200 M€ sur cinq ans et créer 200 emplois hautement qualifiés » en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine, doublant l’engagement pris l’an dernier.
Sandoz muscle ses positions. Le laboratoire suisse annonce un investissement supplémentaire d’environ 150 M€ au sein de son unité toulousaine de développement et de production de biosimilaires d’ici à 2034. Objectif ? Augmenter les capacités du site grâce à l’extension des lignes existantes et à l’ajout d’une nouvelle.
Venturi Space déploie un centre technologique. La société monégasque projette d’engager 250 M€ afin de déployer à Toulouse un centre technologique de 16 000 m2. Un site dédié à partir de 2027 à la conception et à la fabrication de technologies critiques pour la mobilité lunaire et martienne, mais aussi à l’assemblage des astromobiles développées par l’entreprise.