Haute-Garonne
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Aéronautique et spatial
| 15/06/2026

En visite à Toulouse, le ministre des Transports Philippe Tabarot voit dans l’aéronautique « un pilier de notre souveraineté industrielle »

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Guillaume Faury : « L’environnement français est difficile pour l’industrie »

En présence du ministre des Transports, Guillaume Faury, président exécutif d’Airbus, ne mâche pas ses mots lorsqu'il s’agit de décrire la complexité administrative française et ses conséquences. D’emblée, le capitaine d’industrie plante le décor, rappelant les retombées économiques d’Airbus dans le territoire : « Nous comptons plus de 33 000 collaborateurs en Occitanie, région dont nous sommes le premier employeur privé. Par ailleurs, Airbus achète dans la région pour une valeur de 6 Md€ de biens et services, soit 31 % de ses achats totaux français, et apporte 140 M€ de taxes et autres contributions au territoire. » Soulignant que le secteur aéronautique et spatial est le premier contributeur à la balance commerciale française, Guillaume Faury insiste : « Nous investissons et avons besoin pour cela que l’environnement soit compétitif et accueillant. Restons conscients que c’est la compétitivité, y compris celle des environnements dans lesquels nous opérons, qui nous fait exister et vivre. L’environnement français est difficile pour l’industrie… » Et le dirigeant de tirer à boulets rouges sur le coût du travail, qu’il juge « très élevé », mais aussi sur « le coût des barrières réglementaires », qu’il considère « particulièrement horrible ». « Nous perdons énormément de temps sur des sujets réglementaires, soupire-t-il. Il faut parfois deux ans pour avoir le droit administratif de monter un projet. Si on n’est pas à la bonne vitesse, on risque de voir certains projets ne pas se développer… »