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Immobilier
| 18/05/2026

Tertiaire : recul du marché des bureaux dans la métropole nîmoise

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Repli du marché des locaux d’activités en 2025

Le marché des locaux d’activité et des entrepôts de Nîmes Métropole connaît un net recul en 2025, avec « seulement 42 260 m2 échangés, dont 16 100 m2 en compte propre, soit presque la moitié de la moyenne des cinq dernières années, 60 100 m2 », commente Flavie Donatella, membre de l’observatoire de l’immobilier d’entreprise. « Le nombre de transactions reste soutenu, avec 55 transactions qui se concentrent sur Nîmes Ouest. Nous n’avons pas connu en 2025 d’implantation de nouvelles entités, souligne-t-elle. Cette baisse est due à une diminution des opérations logistiques et productives, bien que les transactions de locaux de seconde main restent stables, à 18 800 m2, alors que le neuf recule, avec 7 400 m2 (contre 8 200 m2 en 2024).

Les petites surfaces priorisées
Les petites surfaces continuent de représenter une part significative des transactions, tandis que la demande pour des surfaces intermédiaires augmente. « Les surfaces moyennes sont modérées, sachant que les surfaces captives varient de 100 à 700 m2, contre 10 à 400 m2 en 2024. La présence des grandes surfaces est plus limitée, confirmant une demande orientée vers des formats plus standards », précise-t-elle. Les valeurs locatives des locaux de seconde main diminuent légèrement pour s’établir à 75 €, tandis que celles des produits neufs s’élèvent à 95 €. Les plus importants programmes en surface sont localisés avec l’opération logistique de Dachser (4 800 m2), Woodlife (2 600 m2 à Saint-Chaptes), Pickleball Time (1 200 m2,Mas des Rosiers à Nîmes) ou encore Reso (1 120 m2,Zac Trajectoire à Milhaud).

Manque d'offre de foncier
Concernant le foncier, 2025 marque la fin de la commercialisation des Actiparcs, avec une baisse des transactions à seulement 1,8 ha pour l’année. Les prix des terrains varient entre 50 et 60 €/m2. « Nîmes Métropole ne dispose plus que de 1 ha de foncier disponible bien que de nouveaux projets d’extension soient envisagés », précise Flavie Donatella. Le potentiel à terme s’étendrait sur près de 100 ha envisagés (Mitra Sud 20 ha, Nîmes Sud 15 ha et Magna Porta 60 ha). « La loi zéro artificialisation nette limite également la capacité à répondre à toutes les demandes, incitant à la restructuration des locaux vacants », conclut Flavie Donatella.