Un document salué, mais des réserves sur sa mise en œuvre

Adopté le 18 décembre, le PLUi-H de Toulouse Métropole est globalement salué par les élus, y compris sur les bancs de l’opposition. Mais plusieurs d’entre eux pointent des écarts persistants entre les orientations affichées et leur traduction concrète. Maxime Le Texier (Alternative pour une métropole citoyenne) regrette ainsi « un PLUi-H qui n’a pas les moyens de ses ambitions », estimant que l’urbanisme et les transports auraient dû être pensés conjointement, « le PDU (plan de déplacements urbains, NDLR) et le PLUi-H devant être travaillés de concert ». Même constat pour Thomas Karmann (Toulouse écologiste et solidaire), qui, tout en saluant le travail réalisé, évoque « des différences majeures entre orientations et actes ». Il alerte notamment sur l’absence d’emplacements réservés, la localisation des logements sociaux dans des secteurs insuffisamment desservis et sur « le fléau du bruit encore trop peu traité, pourtant majeur en matière de santé ». Le président de son parti, Antoine Maurice, dénonce de son côté une « grande incohérence entre urbanisme et transports », pointant une densification plus forte dans certains quartiers populaires que dans des secteurs plus favorisés, pourtant desservis par des transports lourds comme la future ligne C du métro. Une analyse partagée par Marc Péré (Alternative pour une métropole citoyenne), qui regrette que « le tracé de la troisième ligne de métro ne fasse pas l’objet d’une densification supérieure ». Pour le maire de Blagnac Joseph Carles, vice-président de Toulouse Métropole (Indépendants), l’objectif de 35 % de logements sociaux est ambitieux : « Aujourd'hui, le travail à faire est celui de l’explication à la population. » L’édile de Colomiers et vice-présidente de la Métropole Karine Traval-Michelet (Métropole solidaire, écologique et démocratique) assure enfin que « toutes les communes ne sont pas satisfaites », estimant que « de nombreux sujets restent à traiter ».