Hebdo du mardi

En coulisse

Midi Libre censuré par son PDG

En cherchant à éviter un procès, le PDG de Midi Libre, Olivier Gerolami, a déclenché une tempête dans sa rédaction. « Je ne suis pas Gerolami », proclame la Société des journalistes de Midi Libre, dans un communiqué interne. Fait exceptionnel : la quasi totalité des chefs d’agence du journal se sont eux aussi fendus d’une lettre commune à leur direction. Mercredi 11 février, vers 22 h, le président du directoire du Groupe Sud-Ouest a supprimé un article sur la campagne d’affichage provocatrice du maire (apparenté FN) de Béziers, Robert Ménard. « Contre l’avis de la direction de la rédaction », selon les journalistes, Olivier Gerolami « a exigé le retrait du papier, estimant que le risque de procès était trop important pour le journal ». La société des journalistes a menacé de « soumettre aux actionnaires de Midi Libre une motion de défiance ».  Pour éteindre l’incendie, Olivier Gerolami a accepté la publication, dimanche 22 février, dans l’édition de Béziers, d’une tribune inédite : la rédaction de Béziers condamne le geste de son PDG, et prévient qu’elle ne saura « tolérer une nouvelle marque de défiance de la part de (sa) direction ». Une première.

Les préfets à la frontière

Le premier CAR (comité de l’administration régionale) commun aux deux régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées se déroulera le 12 mars, a priori à Sorèze (Tarn), commune - ce lieu reste à confirmer - dont la localisation est symbolique, à la frontière des deux régions actuelles. Ce CAR réunira les préfets des 13 départements de la future grande région, dont les deux préfets de région, Pierre de Bouquet (L.-R.) et Pascal Mailhos (M.-P.).

Sous-traitants

Même si « les carnets de commandes dans l’aéronautique sont assurés pour les 10 prochaines années, les sous-traitants d’Airbus (bureaux d’études compris) commencent à regarder de nouveaux marchés, par exemple dans le ferroviaire, indique un observateur économique toulousain. Les marges avec Airbus sont de plus en plus faibles, ce qui pose un problème de rentabilité aux sous-traitants. »

Fusion

« En L.-R., pour parler de la future grande région, on dit «union» plutôt que «fusion», ironise Martin Malvy, président PS de la Région Midi-Pyrénées. Mais ça sera bien une fusion. Espérons que ce soit une union fusionnelle ! »

Région bis

Le maire (DVG) de Montpellier, Philippe Saurel, attend le résultat des candidats qu’ils soutient, à Montpellier, aux prochaines élections cantonales de mars, pour se lancer, ou non, dans les élections régionales. S’il part, ce sera à la tête d’une liste « citoyenne, divers gauche, écologiste, avec des chefs d’entreprise de droite, des libéraux et des centristes ». En attendant, il continue sa tournée des intercommunalités de la région pour « créer un grand pôle métropolitain de 1 200 communes autour de Montpellier », selon un proche. Soit la quasi-totalité des 1 545 communes du L.-R.

Des CCI pour les métropoles ?

Les CCI de Toulouse et Montpellier obtiendront-elles le statut de CCI métropolitaine, comme le souhaitent leurs présents respectifs, Alain di Crescenzo et André Deljarry ? Réponse en juin, à l’issue des navettes parlementaires de la loi Macron. Elle prévoit, pour l’instant, de créer des CCI régionales puissantes, à l’échelle des grandes régions, et des CCI locales sans budget propre, et sans grands pouvoirs.

Seuls

Les conseillers du commerce extérieur de Midi-Pyrénées regrettent de ne pas être suffisamment sollicités pour accompagner des entreprises. « Nous sommes 57. Nous pourrions faire un parrainage chacun, mais nous n’avons pas beaucoup de demandes », regrette l’un d’entre eux.

Journaux du Midi

Bernard Maffre, vice-président directeur général du groupe La Dépêche, a affirmé la semaine dernière à des représentants du personnel des Journaux du Midi que la vente de leur titre, par le Groupe Sud-Ouest, « se ferait d’ici au 30 avril, que le tour de table soit bouclé, ou non ». Un CE consultatif aura lieu le 4 mars.

Interminable CIR

La lenteur du versement du Crédit impôt recherche (CIR) irrite toujours autant les chefs d’entreprise innovants. Le 17, alors que le préfet de Région, Pierre de Bousquet, visite son entreprise, ITK, Eric Jallas pointe cette lenteur comme un des freins à son développement : « Il faut attendre plus de huit mois pour le toucher, alors qu’il y aurait des moyens simples d’aller plus vite ! ». Et c’est parfois plus : Catherine Pommier, directrice du BIC, incubateur de Montpellier Métropole, indique qu’une des start-ups hébergées l’attend, elle, depuis deux ans.

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