Hebdo du mardi

Revue de presse

Monde

Prix de l'eau : les maires inquiets du mariage Veolia-Suez

Aujourd'hui en France/Le Parisien

« Nous attendons du gouvernement qu'il apporte toutes les garanties de concurrence qui permettront de ne pas faire bondir les tarifs de l'eau en France, de maintenir un bon niveau de service et d'entretien des installations et enfin de préserver l'emploi », explique Philippe Laurent, secrétaire général de l'association des maires de France suite au rapprochement entre les deux fleurons français de l'eau et des déchets, les groupes Suez et Veolia. Dans un entretien publié par le quotidien le 6 octobre, le maire de Sceaux s'inquiète des effets de cette opération qui crée selon lui une situation monopolistique. « Ce rapprochement demande à être audité et expertisé par l'Autorité de la concurrence. Il n'est pas anormal que celle-ci ne se soit pas encore prononcée, mais il faudra qu'elle le fasse rapidement. C'est d'autant plus important que l'eau est un bien collectif », relève l'élu. 

Le marché des bureaux attire les investisseurs

Challenges

Si le marché de l'investissement immobiier dans le bureau a souffert de la crise sanitaire, les investisseurs, notamment étrangers, « sont à l'affût de bonne affaires et de rendements élevés », relève l'hebdomadaire le 6 octobre. En 2020, le volume d'investissement devrait être compris entre 20 et 25 Md€, en recul de 35 à 45 % par rapport à 2019. Mais, explique Sean Coghlan, directeur monde de la recherche et de la stratégie sur les marchés de capitaux du conseil JLL, « nous assistons à l'émergence de riches investisseurs très actifs à l'achat, montrant un appétit accru pour l'immobilier, et dans certains cas, pour de grosses opérations. On y trouve de nouveaux venus, attirés par des conditions de financement particulièrement favorables et une concurrence moins vive des plus gros acteurs ». Ces acheteurs actifs, explique Alice Buckingham, directrice de l'équipe Capitaux internationaux de JLL, sont très sensibles « à la stabilité qu'offre l'immobilier comparé à d'autres classes d'actifs plus volatiles, comme les actions ».

Délais de paiement : Bercy met la pression sur les entreprises

Les Échos

Alors que les retards de paiement des factures atteignaient en moyenne 11,5 jours fin 2019, Alain Griset, le ministre chargé des PME, déclare vouloir « parvenir à un retard inférieur à 10 jours en 2021 » dans un entretien accordé aux Échos publié le 7 octobre. Avec une conviction : « Il faut faire comprendre aux grandes entreprises qu'elles ont intérêt à avoir des sous-traitants en bonne santé. Si les PDG en sont souvent conscients, c'est moins le cas quand on descend dans la hiérarchie. Il faut donc que nous sensibilisions le management des grandes entreprises », estime le ministre. Pour l'instant, c'est donc par l'incitation et « l'éducation » des patrons que cet ancien président de l'U2P, l'organisation patronale des commerçants, artisans et indépendants, entend régler le problème. « Je ne m'interdis pas d'utiliser des outils plus contraignants à l'avenir », prévient-il cependant.

Occitanie

Quand des Parisiens s'installent à Alès

TF1

Dans un reportage diffusé dans son journal télévisé du 3 octobre, la chaîne suit le parcours d'un couple de Parisiens désireux de s'installer à Alès (Gard) en vue d'y créer une agence de communication et un fablab. « Le nombre de Parisiens voulant s'implanter à Alès est en forte hausse depuis le confinement », commente TF1 en évoquant la campagne de communication baptisée “Alès, une ville à taille humaine” lancée dans le métro parisien. « La Ville est prête à les aider financièrement dans leur projet immobilier en finançant 20 % de leur investissement. »

Le Stade toulousain bientôt dans le rouge

Le Figaro

Les jauges de spectateurs qui se réduisent chaque semaine un peu plus vident les caisses des clubs du Top 14, résume le quotidien dans son édition du 2 octobre. Didier Lacroix, président du Stade toulousain, tire le signal d’alarme. Sans aides de l’État, son club, comme beaucoup d’autres, ne sera plus en mesure de poursuivre son activité en début d’année. Le dirigeant estime en effet à près de 10 M€ les pertes financières liées à la baisse des recettes de billetterie en 2020. « On est déjà en sursis. Ce qui nous permet de tenir, en termes de trésorerie, c’est le PGE (prêt garanti par l'État, NDLR) qui nous a été accordé. Mais qu’il nous faudra rembourser. On est en train de calculer l’état de cessation de paiements. On passera Noël, sauf si le huis clos est décidé, mais juste après, en janvier ou février, nous serons dans l’incapacité de poursuivre. »

Pour un soutien ciblé à l'industrie

L'Usine Nouvelle

L’Usine Nouvelle lance (le 7 octobre) « l’appel des 30 pour sauver l’industrie » en donnant la parole à Jean-François Chanut, président de la société lotoise spécialisée dans l'aéronautique Ratier Figeac et président du groupement d'entreprise Mecanic Vallée. Ce dernier prône un soutien ciblé en région pour sauver les compétences et favoriser les investissements. « L’aéronautique ralentissant, et pour éviter de perdre les compétences locales, des ponts vers les secteurs en développement (énergie verte, agroalimentaire, médical, ferroviaire…) doivent être établis rapidement pour y transférer les ressources qualifiées. Si l’État et la Région financent quelques postes pour établir ces liens aujourd’hui, nous saurons y remédier », prévient le dirigeant.

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