Hebdo du mardi

Revue de presse

Monde

Ces entreprises qui basculent dans le 100 % télétravail

Le Figaro

Certaines entreprises françaises ont opté pour le télétravail à 100 %, à l'image de géants américains tels que Microsoft ou Google qui l'ont mis en place pour de longs mois, voire à vie. À ceci près qu'en France, il s'agit plutôt de PME du numérique et de start-up, décrypte le quotidien dans son édition du 29 septembre. Le virage a été radical pour Emilie Legoff, fondatrice de Troops, société lyonnaise spécialisée dans l'édition de logiciels. La dirigeante de cette PME de 45 salariés s'est totalement convertie au télétravail en quittant définitivement ses bureaux de 350 m2 début septembre « Je me suis rendu compte qu'on avait augmenté de 15 à 20 % notre productivité. Fini les temps de trajets, les longues pauses-café ou déjeuner qui traînent. Cette hausse de productivité m'allait bien. Et personne n'a voulu revenir au bureau mi-mai. Les salariés disaient qu'ils préféraient rester chez eux pour travailler (...) J'impose une pièce fermée à mes employés. Donc je leur finance une petite partie de leur loyer. Sinon, je leur demande de travailler dans un espace de coworking dédié. »

Le fonds pour l'innovation et l'industrie fait un flop

L'Usine nouvelle

Doté de 10 milliards d’euros, le fonds pour l'innovation et l'industrie (FII) lancé en 2018 avait été promu par le Gouvernement comme un élément essentiel de la loi Pacte pour soutenir l’innovation et la réindustrialisation du pays.« Deux ans plus tard, force est de constater que tout ne se passe pas comme prévu », résume l'hebdomadaire dans une enquête publiée le 29 septembre. Première explication avancée pour justifier cet échec : les projets des industriels manquent ou prennent du retard à l'image du Plan batteries.« Seconde explication suggérée par France Stratégie, qui s’appuie sur une première évaluation de l’Inspection générale des finances de 2018, le FII est finalement faiblement doté et vient rajouter une couche de complexité et de "redondance" à un soutien de l’innovation déjà étoffé en France.  Son principal canal est indirect, c’est le crédit impôt recherche doté de 6,2 milliards d'euros en 2019. »

Bruno Cavagné (FNTP) : « Les élus sont dans une sorte d'attentisme »

Les Échos

« Nous avons été très impactés par le manque de réactivité des collectivités locales dans le cadre de la reprise des chantiers. Les craintes étaient fortes en matière sanitaire. Les collectivités tournaient au ralenti avec de nombreux agents en télétravail et les marchés publics n'étaient pas publiés. Malheureusement, je constate qu'en cette rentrée la machine n'est pas repartie », déplore le Toulousain Bruno Cavagné, président de la fédération nationale des travaux publics (FNTP) dans un entretien accordé au quotidien publié le 29 septembre. Le représentant des entreprises du secteur alerte sur les conséquences de « l'attentisme des élus » en matière de commande publique. « Selon notre observatoire hebdomadaire, dans la semaine du 6 au 12 septembre, les appels d'offres de travaux étaient en baisse de 26 %. Il y a de fortes divergences selon les territoires et les collectivités : - 42 % dans le Grand Est contre - 18 % en Bretagne ; +8 % dans les départements mais - 37 % dans les communes. Je sais qu'il est difficile pour les élus de se projeter avec l'hypothèse d'une deuxième vague. Mais les entreprises ne tiendront pas trois ou quatre mois sans avoir des perspectives. »

Occitanie

Les voyages scolaires au ralenti

France Info

Si les voyages scolaires sont à nouveau autorisés depuis début septembre, les professionnels du secteur (organisateurs de séjours linguistiques et découvertes, transporteurs, gérants de centres de vacances) craignent déjà une année blanche en 2021, explique un reportage diffusé le 30 septembre. Spécialisée dans l'organisation de classes découvertes, la société héraultaise Ados Voyages n'a plus signé de contrats depuis plusieurs mois et les perspectives ne sont pas bonnes, selon sa gérante Karine Curvalle : « Il y a un an, nous étions cinq salariés. Maintenant je suis seule. » Selon elle, certains responsables locaux de l'Éducation nationale freinent un retour à la normale. « Les écoles primaires essaient, pour certaines, de repartir mais ont des contraintes de la part des recteurs d'académie. Certaines académies autorisent les classes découvertes et d'autres pas. »

Houself mise sur l'éconconstruction

Le Moniteur

L'hebdomadaire consacre un article à la Scop toulousaine Houself dans son édition du 2 octobre. Créée début 2020 par trois jeunes ingénieurs, l’entreprises est spécialisée en écoconstruction. « Nos projets sont conçus à partir de matériaux biosourcés : paille, bois et terre crue que nous travaillons selon la technique du pisé », explique Léo Jacquin, l’un des cofondateurs. Mais malgré quelques premiers retours d’expérience, les bureaux d’études techniques sont encore réticents à valider ces procédés constructifs, déplorent les trois associés. « Leur coût élevé reste un autre frein à leur généralisation », commente par ailleurs Le Moniteur.

L'enseignement supérieur roule pour l'hydrogène

Le Monde

Grandes écoles, laboratoires et universités sont sur le pied de guerre pour tirer parti du Plan hydrogène présenté début septembre par le gouvernement, explique le quotidien le 28 septembre. Plus d’une dizaine de ces établissements balaient le large spectre des compétences liées à l’hydrogène précise Le Monde en évoquant deux programmes de recherche basés en Occitanie : chimie des membranes à Montpellier et Pac Aéro (pile à combustible dans l'aéronautique) à Toulouse.

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