Hebdo du mardi

En coulisse

Hérault
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Biotechs - Santé

Quand la santé va, tout va

Mohed Altrad, du groupe Altrad (services à l’industrie, 42 000 salariés), Pierre Mestre, président d'Orchestra (vêtements pour enfants et produits pour la maternité, 2 500 salariés) et Marc Prou, ancien président de Système U Sud (grande distribution, 800 salariés). Trois grands patrons héraultais participaient, le 2 avril à Montpellier, à une conférence sur la santé et le bien-être en entreprise. Les trois ont convenu de la nécessité - et de la difficulté - à prendre soin de la santé de leurs salariés. Épinglé par Mediapart sur les conditions de travail dans son groupe, le fondateur d’Orchestra a reconnu que « le bon sens (les) avait quittés. Suite à ce brûlot, en discutant avec le comité d’entreprise, j’ai découvert par exemple qu’un intérimaire chaussant du 44 portait, faute de mieux, des chaussures de sécurité de taille 40… Le juridisme, la hiérarchie, le budgétarisme ont rendu l’ambiance insupportable. » Mohed Altrad, présent dans 100 pays, a expliqué que ses salariés « disposent d’un droit de retrait s’ils estiment que la sécurité n'est pas garantie », rappelant que « la perception de la santé est différente selon le pays ». Marc Prou a fait appel à la start-up montpelliéraine La Valériane (maintien et amélioration du capital-santé), lorsqu’il était à la tête de Système U Sud. Constat unanime chez ces trois dirigeants : la prévention est la clé de la santé en entreprise.

Hérault
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Commerce - Artisanat

Orchestra-Premaman

« Je ne suis plus cette valeur depuis peu », explique un analyste financier au sujet de l'entreprise Orchestra-Premaman (vêtements pour enfants et produits pour la maternité, président : Pierre Mestre, CA 2017-2018 : 611,6 M€). Il y a encore quelques semaines, l'expert effectuait une analyse régulière de la santé financière du groupe héraultais et les évolutions du cours de son action. « Mais la capitalisation est devenue trop petite, plus personne ne la suit. »

Région Occitanie
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Aéronautique et spatial

Gailleo vs Beidou

L’Europe est peut-être « le nouvel empire » a en croire le livre signé par l’actuel ministre de l’Économie Bruno Lemaire, mais le signal satellite hégémonique des prochaines décennies sera sans doute chinois. « Dans 10 ou 15 ans, la Chine forcera le monde à utiliser le signal satellite Beidu, comme les USA nous ont forcé à le faire avec le GPS auparavant, estime ainsi Antoine Jouin, directeur général de l’entreprise toulousaine Syntony (systèmes de navigation et de localisation en milieux confinés). On est au début d’un changement d’hégémonie car la Chine a la force et le volume d’un marché intérieur de plus d’un milliard de personnes pour imposer son signal. Les puces électroniques l’utiliseront nativement et le reste du monde suivra. » Quid du signal européen Galileo dans tout cela ? « L’Europe dispose d’une capacité d’innovation, observe celui qui est aussi l'ancien dirigeant de Continental Automotive. Nous avons une carte à jouer, mais l’écosystème industriel et politique doit se mobiliser. »

Écologie industrielle

« La Métropole de Montpellier travaille les déchets recyclables produits au sein des zones d’activités, Christophe Deligny, directeur propreté et valorisation des déchets à la métropole en marge de la pose de la première pierre du centre de tri Déméter, le 27 mars. L’idée est de travailler sur l’écologie industrielle et territoriale. Peut-être faut-il que les entreprises se tournent vers des filières de tri et de recyclage qui existent déjà et pas uniquement vers la collectivité. Ces filières ne coûtent pas plus cher. »

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