Hebdo du mardi

En coulisse

Orchestra : un actionnaire pointe le retard digital

Comme annoncé le 25 janvier sur lalettrem.fr, Orchestra, spécialiste français du prêt-à-porter pour enfants et des articles de puériculture basé à Saint-Aunès (34), est fragilisé par le mouvement des gilets jaunes, déclenché mi-novembre. La Lettre M a pu joindre entre temps Thomas Hamelle, directeur général d’Orchestra. Ce dernier confie vouloir « augmenter l’agressivité commerciale, pour compenser en chiffre d’affaires sur la perte, en privilégiant le cash au détriment du résultat. Nous souhaitons transformer plus rapidement notre stock en cash, en le réduisant d’environ 55 M€ sur un an ». Sur la demande relative à un étalement de ses échéances fiscales et sociales, demandée auprès de l'Etat et des banques, Thomas Hamelle déclare : « On a très bon espoir d’avoir un retour positif dans les mois qui viennent ».
Fondé en 1995, Orchestra, qui emploie 2 500 salariés, a pris du retard en matière de transformation digitale : 6,2 % des revenus du groupe en 2016-2017. Orchestra, qui vise 20 % dans cinq ans, s’est engagée dans une forte digitalisation, indique Thomas Hamelle : accès à la puériculture dans l’ensemble des points de vente via le multicanal, mutualisation des stocks pour expédier un article directement vers le client, depuis n’importe quel magasin ou entrepôt… Un actionnaire d'Orchestra (l'entreprise est cotée en bourse), contacté par La Lettre M, s'étonne du retard pris par la marque en matière de transformation digitale : « Si j'ai pris des actions, c'est que je crois en eux. Mais, selon moi, il y a un gros retard en matière de digitalisation. J'ai commandé dernièrement une chambre bébé : l'interface utilise encore Excel ! Le site internet fonctionne mal, et il n'y a aucune présence sur les marketplaces. En matière de logistique, des progrès sont également à accomplir. Il faut venir cherche sa commande : aucun moyen de se la faire livrer... »

Survie

En 2022, les véhicules devront émettre en moyenne 95 gr de C02 par km contre 118 gr aujourd'hui. Un objectif qui ne pourra être atteint qu'en vendant trois fois plus de véhicules électriques et hybrides, selon Marc Mortureux, directeur général de la Plateforme de la filière automobile et mobilité (PFA). « 31 000 voitures électriques ont été vendues en 2018. Il faut une croissance de 60 % pour être dans les clous », observe-t-il à la convention d’affaires du cluster Automotech, le 29 janvier à Toulouse. À défaut, les constructeurs s’exposent à des pénalités de 95 € par gramme dépassé et par véhicule vendu en Europe. Une option « inenvisageable » pour la filière selon le DG de la PFA qui l’assure : « Cette fois, le véhicule électrique va se faire, car les constructeurs jouent leur survie. »

Hérault

Bonheur fiscal

Isabelle Guiraud, mairesse de St-Jean de Védas (34), voit arriver « avec beaucoup de bonheur fiscal » le transfert de la clinique St-Jean (25 000 m2, extensible à 35 000 m2, groupe Cap Santé), actuellement en centre-ville de Montpellier. La taxe foncière d’un tel établissement représentant en effet pour la commune « plusieurs centaines de milliers d’euros ». Les travaux devraient s'achever fin 2019, début 2020. Satisfecit également en termes d’emploi : « ils sont actuellement 800 salariés à la clinique St Jean et Cap Santé prévoit d’atteindre les 1 000. »

Logistique.

Dans un entretien accordé à La Lettre M le 30 janvier à l’Ecopole de Narbonne (11), Philippe Maillard, directeur général adjoint France de Suez, explique comment le groupe a structuré sa logistique. « Le transport est sous-traité. Ce n’est pas notre cœur de métier. Les contrats de concession nous demandent de la qualité de service et de la performance. Cela nous a amené à professionnaliser la gestion de la logistique, avec des affréteurs. Ainsi, nous allons lancer en juin, après celle du Mans, une 2e plateforme nationale à Narbonne. Elle gèrera la logistique de nos activités de Bordeaux à Lyon. Elle comptera 12 salariés à terme. Nous avons recruté des professionnels de la logistique provenant d’une base logistique d’Intermarché ou de DHL. »

Mozart.

Le Cercle Mozart (réseau d'influence et de réflexion, Montpellier) reçoit plusieurs personnalités en 2019 : Christophe Barbier, directeur de la rédaction de L’Express (15 février), Edwy Plenel, co-fondateur et président de Médiapart (11 avril), l'économiste libéral Nicolas Bouzou (en mai), Luc Ferry (12 septembre),… « Après Nîmes, le Cercle devrait s’étendre dans la région d’Aix-en-Provence mais aussi de Sète, où nous avons des demandes », note Jean-Marc Maillot, nouveau président du Cercle Mozart.

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