Hebdo du mardi

En coulisse

Projets immobiliers pour deux as de la cybersécurité

Spécialisée dans le développement de logiciels dédiés à la cybersécurité, Itrust (50 salariés), basée à Labège (31), est à la recherche de nouveaux locaux. « Nous souhaitons maintenir notre siège à Labège. Mais nous avons reçu des propositions à Toulouse dans les quartiers de la Cartoucherie et de Basso Cambo », explique Jean-Nicolas Piotrowski, PDG et fondateur de l’entreprise, dont les effectifs devraient doubler dès l’année prochaine. Leader européen de l’intelligence artificielle appliquée à la cybersécurité, « nous n’avons pour seuls concurrents que quatre entreprises basées aux États-Unis », indique le dirigeant, Itrust entend par ailleurs renforcer son expertise dans les prochains mois en procédant à des opérations de croissance externe. Une première pour la PME créée en 2007.
Ziwit, basée à Montpellier et lancé en 2011, poursuit pour sa part son important projet immobilier de futur siège social : 7 500 m2 dans le quartier du Nouveau Saint-Roch. La start-up, qui emploie actuellement 30 salariés à Port Marianne, va investir 13 M€ dans ce projet, qui doit être livré en 2021. Son dirigeant, Mohammed Boumédiane, 30 ans, par ailleurs membre du conseil national du numérique (Cnnum), confie à La Lettre M que l'architecte lauréat sera dévoilé « fin novembre » et ambitionne de devenir « d'ici à 2025 un leader mondial de la cybersécurité ». Le futur bâtiment aura vocation à accueillir, une fois par mois, de grandes personnalités politiques ou économiques. Ce cycle de rencontres, déjà enclenché, a fait venir à Montpellier, le 30 octobre, Toko Salwa, présidente du Cnnum. Devant environ 80 femmes chefs d’entreprise, Toko Salwa a défendu une place plus importante des femmes dans la transformation numérique. Ziwit a lancé son propre fonds d'investissement en juillet (Stratinvest, doté de 6 M€).

Réserves

Élodie Galko, directrice de Duval Développement (promotion immobilière) dans la région de Toulouse, réagit sur l'intérêt du PLUi-H (plan local d'urbanisme intercommunal intégrant le programme local de l'habitat), lors du Petit Déj Immobilier organisé le 30 octobre par La Lettre M à Montpellier. « L’intérêt du PLUiH est de mettre en adéquation l’offre et la demande sur un territoire. Nous avons 12 000 habitants supplémentaires à loger tous les ans. Le PLUi-H prévoit la construction de 7 000 logements par an dans la métropole. » Ce PLUi-H a reçu un avis favorable du commissaire-enquêteur avec toutefois 263 réserves. Compliqué ? « Oui et non, répond-t-elle. Le PLUi-H, c’est 400 pages de règlement écrit et près de 1 000 planches de graphiques, 37 communes, 800 000 habitants. 263 réserves, ce n’est pas immense ! » À Montpellier, les procédures sont dissociées : PLH prévu en 2019, PLUI pour 2020-2021. Élodie Galko​ est aussi secrétaire du Club Immobilier Toulouse (présidente : Delphine Le Net), qui regroupe 30 membres : promoteurs, banquiers, architectes, assureurs, notaires...

Hérault
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Viticulture

Puech Haut

Gérard Bru, propriétaire viticole de château Puech Haut à St Drézéry (34), ne produira plus son vin rosé en AOC Languedoc-St-Drézéry mais en IGP Pays d’Oc. « En termes réglementaires, Gérard Bru était décalé, rappelle Jean-Benoît Cavalier, président du syndicat de l’AOC Languedoc. Pour pouvoir utiliser l’appellation Languedoc avec la dénomination St-Drézéry, il faut que l’approvisionnement se fasse dans les limites géographiques de la commune, or, aujourd’hui, Puech Haut est devenue une marque qui s’approvisionne en AOC Languedoc partout dans la région. » Par ailleurs, selonVitisphère, Marc Escassut, associé à hauteur de 25 % de Gérard Bru, aurait revendu ses parts.

Sénégal

Le président sénégalais a effectué une visite, discrète, le 29 octobre dernier à Toulouse. Macky Sall en a profité pour se rendre à l’usine d’assemblage d’Airbus Industrie. Le Sénégal doit en effet réceptionner deux appareils A330 Neo en janvier prochain.

Franchise

Le développement en franchise de Tacos Avenue (Castelnau-le-Lez - 34, cf. p.8) a été amorcé en 2015, après deux ans de formation auprès de Franchise Management (Lyon). « Cela a été dur. J’ai dû sortir de mon restaurant, où j’étais en permanence, pour multiplier les rendez-vous avec des architectes et des avocats, afin d’évoquer les aménagements intérieurs des restaurants, la création de contrats de franchise, la protection de la marque, l’attitude à avoir face à un franchisé qui veut ouvrir un deuxième établissement, ou qui souhaite une communication différente… », explique Mohamed Soualhi, dirigeant. Avec quelque 700 demandes de franchises par an, « j’ai dû apprendre à dire non », ajoute-t-il. Au siège social, qui regroupe les fonctions de développement et d’animation du réseau, comptabilité, informatique et marketing, Mohamed Soualhi a souhaité « un mélange de seniors et de jeunesse. Les salariés sont âgés de 25 à 50 ans ».

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