Hebdo du mardi

En coulisse

Carole Delga précise les Etats généraux du rail et de l'intermodalité ce vendredi 25 à Baillargues (Hérault)

Un lieu symbolique du transport de demain pour lancer une vaste consultation sur le sujet, à l'échelle de la région. Carole Delga, présidente de la Région LRMP, présente ce vendredi 25/3, au matin, le déroulement des futurs Etats généraux du rail et de l'intermodalité, sur le pôle d'échanges multimodal de Baillargues (Hérault). Ces Etats généraux du rail se dérouleront entre mi-avril et mi-juin. Il seront ponctués de 36 réunions publiques, animées par plusieurs élus du conseil régional. « Avec 56 000 voyageurs quotidiens qui empruntent 500 trains sur 20 lignes TER, le rail est au cœur de la vie quotidienne et des préoccupations de nos concitoyens », indique l'élue.
Thèmes abordés : intermodalité, trains du quotidien, fret, autocars régionaux, avenir de la grande vitesse, tarification accessible à tous... Une restitution des travaux sera faite à la rentrée, avant le lancement « d'une nouvelle politique régionale pour les 15-20 ans ». La Région LRMP et la SNCF renouvelleront, début 2017, une convention pluriannuelle pour la gestion du trafic TER. Pour la création du PEM de Baillargues, inauguré en juillet 2014, l'ex-Région LR a investi 5 M€ (coût total : 20 M€). Ce PEM est destiné à favoriser les déplacements en train des habitants de l'est de la métropole vers le centre-ville de Montpellier, en leur permettant de relier la gare centrale de Montpellier en seulement 8 minutes.

Digital et TPE.

« Tout un panel d'entreprises n'utilisent pas le digital pour favoriser leur développement », observe Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région LRMP en charge du développement économique. A travers le dispositif « chèque numérique » (jusqu'à 10 000 euros d'aide), la collectivité veut mobiliser les TPE sur la voie du digital. « 59 % des consommateurs achètent en ligne, et 11 % des entreprises vendent en ligne. L'artisanat et le petit commerce ne doivent pas être tenus à l'écart d'un secteur en croissance. On veut les accompagner, car ces filières créent des emplois, et des emplois non délocalisables. » L'appropriation du numérique n'est pas que technique, précise l'élue. Elle passe aussi par des formations « pour gérer le stress généré par les avalanches de courriel. »

Génie de Frêche.

Président de l’Aria (association régionale des industriels de l’agroalimentaire) de l’ex-MP, Didier Ageorges ne tarit pas d’éloge sur la marque « Sud de France » imaginée par l’ancien président de la région LR, Georges Frêche, en vue de promouvoir les produits régionaux. « Cet homme a eu une idée de génie. La possibilité d’utiliser cette marque constituerait une réelle opportunité de développement pour notre filière. Nous savons faire mais ne savons pas faire savoir. Avec Sud de France, nous aurions plus de facilités pour aller chercher de nouveau clients, en France et à l’export », glisse le dirigeant de la PME familiale gersoise, Jambon d’Auch (CA : 5 M€).

El Khomri.

« Il est devenu impossible de réformer la France, peste Christophe Derré (Profils Systèmes, profilés aluminium, Baillargues, 34), réagissant à l'enlisement du projet de loi El Khomri. Actuellement, 10 % des entreprises refusent des marchés car elles ne veulent pas embaucher. Il faut créer une souplesse en lien avec les carnets de commande de l’entreprise. Il faudrait autoriser un licenciement conjoncturel extrêmement encadré, avec un coût supporté pendant les trois premiers mois par l’entreprise, puis assumé par l’assurance chômage. En ayant de la flexibilité, avec un coût connu à l’avance pour ce type de licenciement, les entreprises feraient davantage de formation. »

Port de Sète.

L’établissement public régional Port de Sète Sud de France, qui gère pour la Région LRMP le port de commerce et de pêche de Sète, demande depuis plusieurs années aux tribunaux la restitution de l’impôt sur les sociétés (sommes payées pour les années 2009 et 2010), parce qu’il n’y serait pas assujetti. La somme contestée porte sur près de 915 000 € sur les deux ans. La requête de Port Sud de France, déjà rejetée en juin 2013 par le tribunal administratif de Montpellier, vient de l’être à nouveau par la cour administrative d’appel de Marseille. La cour a considéré que l’établissement public assure bien une exploitation à caractère lucratif et ne peut « être regardé comme indispensable à la satisfaction de besoins collectifs intéressant l’ensemble de la population de la région », conditions qui auraient pu l’exonérer de l’impôt sur les sociétés.

Altrad.

« Prezioso est une entreprise performante, l'idée est qu'elle le soit encore davantage », avertit Mohed Altrad, président d'Altrad Group, le 16/3 lors de l'annonce, à Montpellier, du rachat de Prezioso par Altrad (cf. p.6). Pour la première fois, Mohed Altrad s'est mis en retrait lors d'un échange avec les journalistes, n'intervenant qu'à la marge et laissant la parole à Louis Huetz, directeur général du groupe. Une introduction en Bourse n'est pas d'actualité, le dirigeant franco-syrien, toujours actionnaire majoritaire, tenant à son indépendance et trouvant d'autres solutions pour son financement - émissions obligataires, ouverture du capital (BPI France, Crédit Mutuel CIC, Arkéa, BNP Paribas Développement), prêts bancaires classiques.

PDG de Total.

« Dans 20 ans, nous serons toujours un groupe pétrolier et gazier, car les énergies renouvelables restent intermittentes, en raison principalement de problèmes de stockage, glisse Patrick Pouyanné, PDG de Total, invité du groupement d'entreprises LeadeR, le 11/3 au Domaine de Verchant (Castelnau, 34). Dans le solaire, le principal inconvénient est celui de la surface : notre plus grande usine mesure en effet 8 km sur 5 km, en Californie. En France, nous visons plutôt les toits. En revanche, nous avons abandonné la filière de l'éolien offshore, car le coût d'entretien et le prix au MW demeure trop élevé comparé au solaire ou à l’éolien terrestre. Mais l'efficacité énergétique est un gisement gigantesque d'activité à créer. »

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