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Lozère
| | 30/08/2018

Université d’été du Medef : zoom sur la Lozère

Thomas Itier (Lozère Développement) et Valérie Bros (Medef 48). Photo : Hubert Vialatte

Partie de Mende en voiture, à 5 heures du matin, le 28 août, pour rejoindre le campus HEC Paris où s’est déroulée la 20e université d’été du Medef, la délégation du Medef Lozère*, s’est montrée active, pour vendre ce petit département et venir glaner relations et bonnes idées. « L’université d’été du Medef est ce lien qui nous rapproche des gros chefs d’entreprise, explique Valérie Bros, secrétaire générale du Medef 48 depuis 13 ans. Il y a une dimension de réseau, de rencontre, d’explication, de compréhension. Cela revigore, parce que je me sens seule, parfois, dans mon Medef territorial ! »

Parmi les thèmes qui ont capté son attention, au fil des conférences, « Comment capter la génération Z ? » « C’est un vrai sujet. La jeune génération n’aime pas les contraintes, et privilégie le bien-être. Beaucoup préfèrent l’intérim, le temps partiel ou le statut de free-lance au sacro-saint CDI. Les dirigeants ne les captent pas seulement avec de l’argent. Il y a d’autres clés, comme la flexibilité, le sens donné aux missions, l’agilité des solutions, la liberté d’agir pour atteindre les objectifs fixés. »

De retour de l’espace Innovations, où des start-up se sont livrées à des démonstrations - dépoussiérant au passage l’image du Medef -, Thomas Itier, chargé de projets et responsable de l'immobilier d'entreprise à Lozère Développement, explique sa façon de promouvoir la marque Lozère. « Avec sa qualité de vie et ses paysages naturels, notre territoire est en soi un argument marketing pour certaines entreprises, par exemple positionnées dans la production d’huiles essentielles ou le bio. » Comme la distillerie Essenciagua (La Tieule), « qui communique davantage sur son site, au milieu des arbres, que sur ses produits eux-mêmes », ou l'épicerie en ligne bienmanger.com. Autre atout propre à la Lozère : peu nombreux, les acteurs économiques « se connaissent tous et tirent dans le même sens, apportant des réponses rapides aux porteurs de projets », explique Valérie Bros. La société d'économie mixte Selo peut ainsi investir ou assurer du portage immobilier.

Avec 42 ha de foncier d’activité disponible le long de l’autoroute A 75, et la fibre optique dans tout le département en 2022, la Lozère connaît quelques belles réussites : l’arrivée imminente de Hydro Decap (décapage industriel), qui va quitter Saint-Just (34) pour Saint-Georges-de-Lévéjac, ou le transfert de la partie production du chocolatier alésien « Malakoff 1855 » dans une ancienne laiterie de Banassac. Inauguré en janvier dernier, le site de Banassac est quatre fois plus grand que le précédent (Alès). Valérie Bros repart avec une conviction : parler d’Europe aux adhérents lozériens, en vue des élections européennes de juin prochain. « En Lozère, très peu de personnes connaissent leur député européen. C’est très loin, l’Europe. Comment pouvons-nous intéresser à l’Europe, comment expliquer le fonctionnement des institutions ? Les dirigeants ne voient souvent que les problèmes, et non pas ce que ça apporte. » Un déplacement de chefs d’entreprise à Bruxelles pourrait être organisé.

* Valérie Bros, Francis Peyre (Midi Maintenance), David Prieur (Prouhèze Paradis) et Thomas Itier (agence économique Lozère Développement).

Hubert Vialatte / vialatte@lalettrem.net
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