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Midi-Pyrénées / Languedoc-Roussillon
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Développement économique
| 27/05/2015

Montpellier : les grands patrons de la santé veulent obtenir le chef lieu de la grande région

Max Ponseillé, président d’OC Santé et membre fondateur du "collectif pour Montpellier"

Inquiets de l’avenir du secteur de la santé, et plus largement de la place de Montpellier dans le cadre de la reconfiguration régionale en cours, plusieurs grands décideurs* du secteur de la santé ont décidé de créer un « collectif pour Montpellier » en vue de défendre la candidature de la ville comme chef-lieu de la future grande région. « Nous ne nous contentons pas de demander que le siège de l’ARS soit situé à Montpellier, au risque de n’obtenir que cela, indique Max Ponseillé, le président d’OC Santé, à la tête du collectif. D’autant que la réussite de notre secteur de la santé dépend de la qualité des soins, de l’enseignement et de la recherche, ainsi que de l’attractivité démographique et du rayonnement de la ville ».

D’ici la parution du décret du Conseil d’Etat désignant définitivement les capitales des nouvelles régions, au plus tard au 1er juillet 2016 après avis du conseil régional, le collectif entend sensibiliser élus et organisations professionnelles sur les atouts de Montpellier, et renforcer la transparence d’un processus de sélection jusqu’ici très secret. « L’argument démographique en faveur de Toulouse ne tient pas. Dès lors que l’on élargit le rayon géographique de quelques dizaines de kilomètres, les populations s’équilibrent avec l’apport de Nîmes, Béziers ou Lunel, pointe Max Ponseillé. Par ailleurs, Montpellier possède une activité de recherche, et une vie culturelle et sportive légèrement supérieures à celles de Toulouse. Et sur le plan économique, d’autres industries, dans le domaine agricole viticole et numérique, font que les deux villes ne sont pas si éloignées ».

 

Montpellier plus visible et accessible

 

Deux arguments « décisifs » selon le collectif viennent conforter cet argumentaire. « Montpellier se trouve dans un nœud de communication extrêmement dense, sur l’A75, entre l’Italie, l’Espagne, et la vallée du Rhône, ce qui la rend extrêmement visible et accessible, alors que Toulouse est totalement exclue de ce passage, reprend Max Ponseillé. La ville bénéficie en outre de la façade méditerranéenne qui lui procure un certain dynamisme touristique, démographique, ainsi que des activités de pêche et d’aquaculture, et une ouverture culturelle vers les pays de la Méditerranée. Enfin, cette nomination « n’apportera pas grand chose à Toulouse, qui dispose déjà de commandes industrielles importantes et d’un certain dynamisme », juge le Pdg d’OC Santé. Après avoir rencontré Damien Alary, le collectif devait s'entretenir le 27 mai avec le président de la Métropole de Montpellier Philippe Saurel. Le mouvement pourrait également intéresser des organisations comme le Medef ou les CCI régionales et s’étendre à d’autres branches professionnelles.

* Le « collectif pour Montpellier rassemble Jacques Bringer (doyen de la Faculté de médecine de Montpellier), Serge Constantin (PDG de Clinipôle), Jacques Domergue (directeur général de l'Institut régional du Cancer de Montpellier), Philippe Domy (directeur général du CHRU de Montpellier), Olivier Jonquet (président de la commission médicale d'établissement du CHRU) et Max Ponseillé (PDG d'OC Santé).

Pierre Havez
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